LE MARI DE MA MÈRE ET SON AMI - CHAPITRE 14 : Le premier constat de ma mère
Ma mère m'a eue
Après m’avoir bien tapée de leur queue, Franck se retira du jeu et revint quelques minutes plus tard avec une bouteille de whisky. Il servit la liqueur dans trois petits verres. Levant son verre en l’air, nous trinquâmes tous ; à l’honneur de quoi ? Je ne sais pas. En moins de cinq minutes, je commençai à avoir sommeil. C’est étonnant ! Je saisis le téléphone de Candide et y lus treize heures passées d’une trentaine de minutes. Pendant ce temps, j’imaginais ma mère à la maison.
Ah oui, ma mère n’a pas de camarade. Sa seule camarade, c’est son taf. Sinon, personne ne lui rend visite et elle non plus ne rend visite à personne. Elle me dit souvent que n’avoir pas d’amis, c’est être libre dans la vie. Et lorsque je lui ai demandé la compréhension de cette assertion, elle m’a expliqué que quand c’est lorsqu’on se fait des amis que la mévente, la haine et la jalousie naissent.– Et comment ? lui avais-je demandé parce que je savais qu’elle avait raison mais ses détails manquaient d’éclaircissements.– Si tu te prives de l’amitié, tu vivras aussi longtemps et tu évolueras autant que tu voudras. L’amitié est le seul et unique facteur qui nuit la vie d’un être humain ; m’avait-elle répondu.
Et c’est pourquoi elle n’aimait pas voir que je sorte de la maison. Et d’ailleurs, chez qui irais-je vu que je n’ai aucune amie dans le quartier ? Et c’est d’ailleurs pour cette intention qu’elle me remet l’argent de taxi tous les jours pour qu’à ma sortie du service, je puisse prendre immédiatement du taxi pour vite rentrer.Et moi, c’est la raison pour laquelle je me suis fait amie à son époux parce que lui au moins ne peut jamais ni me tromper ni me trahir.En effet, puisque le sommeil a commencé à me dandiner, j’ai calmement demandé à Franck de m’orienter vers son lit.– Tu veux dormir ? me demanda Candide, étonné.– Oui ! On dirait que votre liqueur contient de l’alcool et ça me saoule.Les deux gars, s’échangeant du regard, pouffèrent d’un rire sarcastique.Franck se leva, me tira par la main et me traîna vers une porte.– Voici mes lits, choisis-en celui qui te convient, me dit-il en m’abandonnant.Devant moi, trois lits. Je me demandai à quoi lui servaient tous ces lits ou si c’étaient tous les trois qui lui servaient de couche où il en choisissait celui de son choix à chaque fois qu’il avait envie de se reposer.