LA FEMME ROUGE ÉPISODE FINAL
GARDONS ESPOIR
Épisode final
- Le pouvoir de l'amour
Personne ne comprenait ce qui s’était passé. Tous étaient tellement concentrés sur Martin qu’ils ne s’étaient pas rendu compte que le jeune homme à qui l’âme avait été remise fût écroulé par terre.
La Mère Esther alla vers lui après s’en être rendu compte. Il n’était pas en vie. Il était mort.
Mère Esther : mais il est mort. Il s’est pourtant réveillé il y’a un instant.
La femme rouge ria.
-donc vous pensiez que j’allais rester les bras croisé à vous voir lui rendre sa vie ? Pendant que vous lui envoyiez son âme j’étais juste derrière et je récupérais. Cette fois, il est parti. Le rituel ne pouvait pas marché.
Mère Esther : Martin est mort
Meda poussa des cris de douleurs. Les parents du jeune homme entrèrent. Il vit le corps de leur fils étendu par terre. La mère crut un instant qu’il était en vie.
Elle fut abattu de se rendre compte que c’était bel et bien la fin. Elle chassa tous les inconnus. Elle ne pouvait pas voir la femme rouge qui riait à sa victoire.
Il fallait transporter Martin jusqu’à la chefferie. Son père était le chef du village. La chefferie était à quelques pas de ce lieu de deuil.
Les jeunes hommes du village aidèrent à porter martin lorsqu’ils se rendirent compte que c’était le fils du chef.
Une fois au milieu de cette immense cour, un garde alla prévenir le chef de la mort de son fils.
La reine mère, mère de Martin sortit de sa case en poussant des hurlements. Le chef arriva aux pas de course avec son chasse mouche qu’il balançait dans tous les sens.
Il vit la Mère Esther et Meda. Il regardait à côté comme s’il ressentait une autre présence.
-Femme de Dieu, jeune fille, soyez les bienvenus dans notre cour. Pourquoi mon fils n’est pas sur ses pieds comme lorsqu’il quittait cette chefferie pour aller continuer ses études en ville ?
Mère Esther : Votre Majesté, roi de Ndoh, votre fils s’est épris de ma jeune fille que voici. Frappée par le sortilège de la femme rouge, elle a sollicité l’aide de votre prince. Malheur de Malheur, une âme avait déjà été emporté. Son corps est raide mais mon cœur et notre Dieu me disent qu’il y’a encore de la vie en lui.
-je vous aie entendu femme !
La mère de Martin s’écria,
-je lui avais dit de rester en dehors de cette histoire. Pourquoi il est allé se mêler de ça ? Pourquoi ?
Sa Majesté répondit,
-tu sais ma chère épouse, tu le sais mieux que quiconque ici qu’il fallait qu’un de nos fils soit touché un jour ou l’autre par cette malédiction. Ce qu’on fait nos ancêtres à la vierge innocente allait tôt ou tard retomber sur nos épaules. Chance a été pour nous que son corps nous soit ramené à temps. Qu’on l’amène sur les terres sacrées. Que la jeune fille maudite vienne avec nous et que la femme de Dieu aille se poser dans la case de la reine mère.
Mère Esther : je viens avec vous ! J’ai foi en Dieu et je veux prier pour que tout se passe bien
-comme vous le souhaiter. Je pensais juste que l’église interdisait toute pratique traditionnelle.
Mère Esther : Dieu est juge du bien et du mal, il n’est pas juge des traditions de chaque peuple. Si nous pouvons ramener Martin à la vie, cela serait un miracle du ciel. Votre fils a ce cœur que jamais de vie je n’avais vu en un être. Il a cette bonté que jusqu’à ma mort je ne verrai en personne. Je suis en partie responsable de son état, je me sens dans l’obligation d’être là lorsqu’il ouvrira les yeux.
-qu’il vous plaise de nous suivre
Les terres sacrées étaient derrière la chefferie. Une grande forteresse sombre même pendant le jour. Mère Esther S’assise sur une chaise qu’on lui avait apportée.
Il y avait un grand sorcier, le sorcier du chef. Lorsqu’il vit qu’on amenait le corps de martin, il prit deux œufs et les cassa. Frappa des mains et cria,
-toi, qui es-tu ?
La femme rouge qui les suivait depuis tout le trajet sourit.
-tu me connais. Je suis celle qui va te détruire. Tu peux encore les laisser tomber et te relier à moi pour en finir avec eux. Je te promets cette chefferie en guise de récompense.
La mère Esther versa sa petite eau bénite sur cette femme et elle disparut. Le sorcier la regarda et eut peur un instant.
Mère Esther : il ne faut pas avoir peur de moi. C’est Dieu que tu dois craindre.
Il fallait allonger Martin sur une feuille de bananier et allonger Meda juste à côté de lui.
Mère Esther : viens que je t’accorde ma bénédiction mon enfant.
Elle avait peur de cet endroit mais elle prit son courage et alla vers sa grand-mère. Elle se laissa tomber sur ses genoux. Les yeux remplis de larme, Elle reçut la bénédiction.
Mère Esther : que le tout puissant t’accompagne. Vas et ramène-le.
Meda : j’ai peur ma mère
Mère Esther : ait la fois ma fille ! Il ne va rien t’arriver.
Meda : je ne veux pas le perdre
Mère Esther : il ne va pas mourir. Dieu ne peut pas le permettre.
Elle alla et s’allongea près de lui. Le roi vint s’asseoir près d’eux. Le sorcier récita,
-par les Dieux de cette terre et de toutes les terres, allez au cœur de la route vers le néant. Il chemine encore, vous n’avez qu’un laps de temps pour le ramener. S’ils ont un cœur pur, ils reviendront.
Au terme de ce récit, La jeune enfant et le chef perdirent connaissances.
Pendant qu’on priait pour le retour de Martin, son esprit vaguait dans une forêt aux arbres asséchés. Il avançait dans cet endroit inconnu, se demandait où il allait et pourquoi faire. Pendant qu’il marchait, un homme l’interpella.
-tu pars où mon fils ?
Il se retourna et reconnu son père, le chef du village
Martin : majesté (en se prosternant), je ne sais pas où je vais. Je ne fais que marcher depuis.
-regarde devant toi, il n’y a que le néant. Si tu continus d’avancer, la cause pour laquelle tu te bats sera sans suite.
Martin : pourquoi est-ce que j’avance vers là alors ? On a fait le rituel et par la suite je me suis retrouvé ici. Est-ce normal ? Le rituel n’a pas marché ? Je l’aime pourtant.
-et elle t’aime aussi.
Martin : il y’a donc eu quoi ? Pourquoi j’ai l’impression de ne plus être dans mon corps ?
-tu es en train de mourir mon fils. Le rituel n’a pas marché. L’âme qu’elle a prise n’a pas pu être sauvée.
Martin : donc je suis en train de partir pour toujours.
-nous sommes venus te chercher
Martin : vous ? Mais tu es seul
-Elle doit être arrivé dans un autre endroit. On va la retrouver. Je ne sais juste pas pourquoi c’est dans cette forteresse que tu as été envoyé. On doit te sortir d’ici avant que la lune que tu vois là-haut ne s’assombrisse complètement. Sinon tu vas partir et cette fois pour de bon.
Martin : que faire ?
Une voix se fit entendre. C’était celle du grand sorcier.
-suivez-moi (avait-il lancé)
Le chef et son fils se mirent à suivre le grand sorcier. Ils marchèrent jusqu’à sa case.
Martin : on vient faire quoi ici ?
-il existe un dernier moyen de mettre un terme au règne de la femme rouge. Il faut arracher le mal à la racine. Elle a été créée par les pleurs et les souffrances d’une vierge qui ne demandaient que la justice. Elle peut donc être détruite par la paix. Il faut que la paix soit rétablie entre la jeune fille violée et les princes de la chefferie.
Le roi fut stupéfait par ce qu’il disait.
-mais les princes sont morts il y’a des siècles. La vierge aussi ne vit plus. De quoi parles-tu ?
La mère Esther vint vers eux.
Mère Esther : le sorcier a raison. Tous ces rituels ont échoués parce qu’il y’a pas de prière. Il faut rechercher la paix entre les deux familles. Nous devons aller où cette sorcière a été créé. Le rituel que nous devons faire c’est une prière, une supplication. Nous devons supplier le ciel de pardonner nos erreurs.
La femme avec son enfant sur le dos apparut à son tour.
-si le pardon est demandé, il sera accordé. La femme rouge n’a pas de pouvoir, elle se nourri de la haine qui vit en nous. Pour qu’elle soit à tout jamais détruite, il faut que nous fassions la paix.
Tous se dirigèrent vers la case du grand sorcier. Ils se mirent entre les trois arbres. La seule pièce manquante de ce puzzle était Meda.
Elle n’était pas apparue au même endroit que le roi.
Elle était dans un autre coin où il y’avait devant elle trois hommes. Tous vêtus de peau d’animaux asséchés. Elle les regarda et eut peur.
Lorsqu’elle voulut s’enfuir, l’un d’eux s’exprima.
-ne t’en vas pas, je t’en prie.
Meda : qui êtes-vous ? Ne me faites pas de mal, ne me touchez pas
-nous sommes condamnés ici. Nous sommes les princes qui avons autre fois fait du mal à la jeune vierge. Nous ne pouvons pas reposer depuis notre mort. Pendant toutes ces années nous attendions ta venue. Si tu es là, c’est que nous devons tous aller jusqu’à la case du grand sorcier.
Meda : la case entre trois grands arbres ?
-celle-là même.
Meda : si vous me touchez…
-nous n’allons rien te faire. Nous voulons juste être libérés de cette prison.
Ils se dirigèrent vers le chemin menant à la case. De loin, Meda aperçu tous les autres.
Elle courut se mettre derrière la Mère Esther qui tenait fermement sa bible.
Meda : ma mère, ces hommes sont les violeurs de la vierge
Mère Esther : nous devons vite faire avant que la femme rouge ne vienne. Elle doit être en train de chercher un moyen pour entrer.
Dès qu’elle finit de parler, elle entendit la voie de la femme rouge retentir depuis le ciel.
-le sang a été versé. Ce que vous voulez faire ne pourra pas marcher car l’âme a été emportée. Lorsque la lune se sera complètement assombrit, Martin mourra et Meda ne pourras plus jamais partir d’ici. J’emporterai son corps et son âme errera ici pour toujours.
Pendant qu’elle parlait, la femme avec le bébé au dos changea d’apparence et redevint la jeune vierge d’autres fois. Les trois vieux hommes redevinrent eux aussi les jeunes princes d’il y’a des décennies.
Ils se rapprochèrent tous les uns des autres. Dans les yeux de la vierge vivait toujours une colère profonde pour ces hommes. Elle les regarda et demanda,
-pourquoi m’avoir fait cela ?
Mère Esther : lorsqu’on se décide de pardonner on ne demande plus le pourquoi des actes posés. Pardonner n’est pas oublier, pardonner c’est accepter et se libérer le cœur de la rancune.
Les princes se mirent à genoux devant elle, en larme, grinçant les dents, il levèrent la tête et la regarda non pas avec leurs yeux mais avec leur cœur. Ils cherchaient encore les mots.
Mère Esther : il n’y a pas besoin de chercher des mots pour demande pardon lorsqu’on est sincère. Les excuses ne demandent pas un long texte. Dites ce que vous avez sur le cœur.
L’un d’eux prit la parole.
-ce que nous t’avons fait ne pourra jamais être effacé mais nous t’implorons de nous pardonner. Pardonne-nous…
Elle les regarda et esquissa un léger sourire. Elle leur tendit ses mains et ils se relevèrent.
-je vous pardonne, (dit-elle heureuse).
Le sorcier à son tour se rapprocha de la vierge.
-un jour j’ai imposé que tu me donnes ton enfant en échange d’une abomination. Si j’avais sacrifié cet enfant, Meda ne serait sans doute jamais née. Envahit de colère j’ai laissé le diable nous détruire, je te demande pardon mon enfant.
La vierge lui sourit et lui accorda son pardon. La femme rouge se rendit compte que son corps disparaissait au fur et à mesure que la paix se rétablissait.
La mère Esther Parla à son tour.
Mère Esther : j’ai été frappé par le malheur de voir ma fille unique souffrir, au lieu de prier le ciel pour qu’il apaise nos douleurs, j’ai prié le diable pour m’offrir vengeance. Je demande pardon au ciel pour le mal causé.
La femme rouge se rendit compte qu’elle était en train de disparaitre.
Il ne manquait plus que les paroles de Meda pour qu’elle s’en aille complétement. Elle dit à Meda,
-ma belle enfant, tu es ma fille, je suis ta mère. Ensemble on fera des merveilles, on changera les choses. Plus aucun homme n’osera abuser d’une femme. Toi et moi on peut le faire. Ne les écoutes pas, ils prônent les viols. Toi et moi avons été abusées, toi et moi pouvons empêcher que les autres femmes subissent ce supplice.
Martin se rapprocha de Meda, le regarda au fond de ses yeux et lui sourit.
Martin : dis ce que tu as sur le cœur. Tu es une bonne personne, tu es ma bonne personne, mon coup de cœur parmi les élèves.
Meda : je… (Pleurant), je demande pardon pour avoir demandé à cette chose d’entrer dans vie.
Elle éclata en sanglot, cette jeune enfant toute innocente vivait là une expérience qui dépassait ses entendements.
Une fois ces paroles prononcées, une lumière emporta les morts, la femme rouge disparut en criant sous des flammes qui la charbonnaient et les vivants se réveillèrent. Le seul qui resta couché c’était martin.
Meda : pourquoi il est encore couché ? La femme rouge a pourtant été détruite.
Le roi laissa tomber son chasse mouche.
-c’est le prix à payer pour avoir vaincu cette femme.
Mère Esther : non ! Le seigneur ne récompense pas en prenant une vie. Non, cet enfant ne peut pas mourir.
Meda se laissa tomber sur son bien aimé. Elle hurla, pleura, cette fois c’était la fin. Elle le secoua, le griffa, le gifla, mais il s’en était allé.
Mère Esther vint la calmer mais elle ne voulait rien comprendre. Elle s’accrocha à Martin et le serra de toutes ses forces. Pendant qu’elle pleurait, une voie sonna dans sa tête
Martin : tu vas m’asphyxier si tu continus à me serrer comme ça.
Meda : Martin, tu es vivant… Ma mère il a parlé. C’est lui qui a parlé.
Mère Esther : tu entends des voies ma fille.
Martin se mit à tousser. Le chef qui s’en allait déjà revint sur ses pas. La mère Esther leva les mains pour glorifier le tout puissant.
Meda laissa ses lèvres plonger sur celle de son amour. Il n’eut pas le temps de se remettre de son long repos. Il dégusta ardemment les lèvres de sa princesse.
L’amour, le pardon et la paix étaient les éléments du rituel qu’il fallait accomplir pour rompre la malédiction.
Le règne de la femme rouge venait de se terminer. Celui de l’amour entre ces deux êtres allait perdurer.
#FIN
Merci beaucoup de m'avoir lu et à bientôt pour une nouvelle aventure 🥰🥰🥰