LA FEMME ROUGE ÉPISODE 11
GARDONS ESPOIR
Épisode 11
- L'amour
Martin: Malheur des malheurs! Qu'as-tu fait Meda?
La jeune fille s'écroula et la sorcière disparut avec elle. La maman du défunt courut vers le corps sans vie de son fils. Elle aurait tout donné pour ne pas avoir à vivre ce moment.
Malheureusement pour elle les choses étaient ainsi faites. Avant que la famille ne sorte de la maison pour chercher la raison des cris, Martin avait lui aussi pris le large.
Le quartier fut alerté. C'était un scandale pour certains et un plaisirs pour d'autres. Ce jeune homme de moins de vingt ans avaient fait des abus sexuels son job à plein temps.
La richesse de sa famille savait le couvrir de toute accusation.
Martin marchait dans la rue à deux heures du matin sans vraiment savoir où il allait. Il se demandait soudainement pourquoi il devait continuer à se battre pour une cause perdue.
Il se dit qu'il aurait dû écouter sa mère et rester en dehors de toutes cette histoire. Il ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi il s'y était engagé.
Il rentra chez lui et décida de ne plus s'en mêler. Son absence au service risquait lui couper son poste qui n'était pour l'instant que celui d'un vacataire.
Les dossiers déposés pour le recrutement allaient prendre du temps pour aboutir. Le mieux pour lui était d'après lui de reprendre sa vie en main.
Ayant passé plus d'une nuit sans dormir, il s'assoupit assez vite. Un songe l'emporta, le rêve qui changea ses pensées d'il y'a quelques minutes.
Il se trouvait devant une case, la case du sorcier ancestrale qui avait fait apparaître sur la terre le démon de la femme rouge.
Il se rapprocha et aperçu une femme avec un bébé attaché au dos et un homme à l'intérieur. Il voulut s'en aller mais le vielle homme l'interpella.
-entres Martin, c'est toi que j'attendais pour aller dormir.
Martin : moi? Je ne vous connais même pas
-ça fait aujourd'hui un siècle que je n'ai pas pu dormir. Si ce que j'ai créé ne meurt pas, je ne pourrais pas dormir paisiblement.
Martin : le père je ne vous connais même pas. Je ne comprends pas ce que vous dîtes.
-tu as baissé les bras, tu veux tout abandonner. Pourquoi tu veux faire ça ? Tu la laisses pourquoi ? Si elle meurt je ne pourrais jamais dormir en paix.
Martin : vous êtes le sorcier. C'est vous qui avez créé cette abomination. C'est à cause de vous que tant de personnes ont été tués.
-viens t'asseoir. Je ne peux pas rester debout pendant longtemps. On va t'expliquer ce que tu dois faire pour que tout puisse revenir à la normale. Le petit est pas encore mort, son âme est encore à la femme rouge.
Martin : j'ai vu quelqu'un mourir. Il est mort sous mes yeux et vous me dites quoi?
Ils entrèrent dans la case. Si cet homme était le sorcier, la femme avec le bébé ne pouvait qu'être la jeune abusé par les princes de la chefferie.
Ayant compris cela, Martin retrouva l'espoir qu'il avait perdu. Il prit place sur une bille de bois. La femme assise comptait des bâtonnets en pleurant.
Martin : pourquoi elle pleure? Comment peut-elle être avoir un bébé à cet âge ?
Cette femme avait plus d'une centaine d'années. Il était époustouflé par ce qu'il voyait.
Martin : vous êtes sensé être mort. Soit je rêve soit je suis mort.
-tu vas mourir si tu ne fais rien (lança le Vieil homme), nos vies ne sont plus sur terre mais nos âmes n'ont jamais pu reposer en paix. On a créé une abomination, pour ce faire les dieux n'ont pas pu intercéder en notre faveur auprès du créateur. Nous sommes condamnés à vivre dans cette case jusqu'au jour où la malédiction sera rompue.
La vieille femme leva sa tête. Il l'a reconnu. C'était la femme qui lui était apparue quelques jours plutôt.
Martin : c'est vous qui m'avez dit d'aller au Village
-je t'ai aussi dit que les morts doivent reposer en paix, les Vivants doivent rester sur terre et le diable doit retourner aux enfers. Nous, mort, ne sommes pas en paix, vous, Vivant, êtes entre les deux mondes et le diable est en libre circulation sur la terre.
Martin : à qui la faute? C'est à cause de vous deux qu'on en est là
-qui es-tu pour me juger? As-tu une idée de ce que ressens une femme prise de force par des hommes face auxquels elle ne peut se battre? Sais-tu ce que ça fait de ne plus avoir de dignité ? Tu ne sais rien mon fils. Ce que j'ai vécu, ce que les femmes comme moi ont vécu, nul ne peut le comprendre.
Martin : je n'en disconviens pas mama. Personnellement je ne suis personne pour vous juger. Je sais juste qu'on ne doit pas rendre justice soit même. Je ne suis pas un chrétien catholique, je ne suis pas un musulman, mais je sais qu'il existe un être supérieur qui a tout créé. Je sais qu'il est au-dessus de toute chose et qu'il fait payer à chacun le mal fait. Aucun homme n'a le droit de chercher à se rendre justice par lui-même.
-tu as raison mon fils
Martin : à cause de cette vengeance vous avez créé cette chose qui a pendant des années et des années tuer des milliers de personnes. Aucun malheur n'est facile à digérer mais il faut apprendre à vivre avec. Vous avez eu un enfant, moi à votre place je me serai concentré sur cet être pour continuer ma vie et éviter aux générations futures d'en souffrir. Je ne sais rien de votre douleur, je ne fais que donner mon point de vue.
Le vieil homme regardait ce jeune homme qui avait la pensée d'un homme d'autre fois, d'un homme sage.
Martin : mais pourquoi vous comptez les bâtonnets mama?
-ma punition est de compter le nombre de mort que la femme rouge laisse sur son chemin. J'assiste à tous ses meurtres et j'en souffre plus qu'il en faut. Je veux que ça s'arrête.
Martin : pourquoi je ne peux pas tout simplement me retirer de cette histoire?
- parce que tu t'es éprise de cette jeune fille. Pendant des années on a trouvé aucun homme de la lignée des princes qui m'ont violé et aucune femme de ma lignée épris l'un de l'autre.
Martin : je ne vous comprends pas
-tu es prince de vos terres, ces terres sont les terres sur lesquelles j'ai été abusé. Meda est ma nième petite fille. C'est pour ça que je suis venu à toi. C'est pour ça que je te supplie de l'aider à mettre un terme à tout ceci. Tout peut revenir à l'ordre, il faut juste que tu fasses exactement ce que va te dire le grand sorcier.
Martin : je vous écoute sorcier
-au petit matin, à ton réveil, tu iras dans le village voisin au tien. C'est là que se trouve ma case au milieu de trois grands arbres. Tu ne pourras la voir que si tu es accompagné de toutes les personnes vivantes qui ont prié la femme rouge. Tu devras donc amener avec toi la Femme aux couleurs du corbeau et la jeune fille.
Martin : Meda est possédé. Je vais faire comment pour l'amener jusqu'ici ? Elle est méconnaissable. Elle a fait tuer ce garçon sans pitié.
-ce n'est plus elle qui agit. Ce qui est en elle profite de sa tristesse et de sa peur d'être abandonné pour agir. Elle n'est pas celle que tu connais.
Martin : comment l'amener jusqu'au village?
-elle y est déjà. La fleur du sang innocent peut vous aider à la stabiliser. Cette même fleur peut l'aider à renforcer ses pouvoirs. Sauf qu'elle ne peut pas voir ma case. Il faut que la femme aux couleurs du corbeau soit également là.
Martin : donc je dois aller chercher Mère Esther. Une fois ici on va faire quoi?
-tu mangeras la racine à la place de Meda. Tu retourneras en ville éviter l'enterrement du jeune garçon car il n'est pas mort.
Martin : ensuite?
-nous ne pouvons pas te dire ce qui va se passer par la suite. Nous savons juste que tu dois manger la racine. Ensuite ce sera à toi de voir ce qui se passe. Mais attention! Si ton amour pour elle est faux on ne sait pas si tu pourras t'en sortir.
Martin : si je comprends bien, je dois aller mettre ma vie en danger sans savoir si ça va marcher. C'est en gros ce que vous voulez que je fasse.
-le mal fait à la jeune vierge mérite au moins des excuses. Si c'est à toi de présenter ces excuses pour que tout cesse, je te prie de le faire avec un seul cœur. Les Dieux nous ont accordé peu de temps avec toi. Il faut que tu partes. Tu l'aimes assez pour la sauver.
Il se leva et sortit de la case. Au même moment il ouvrit les yeux. Il était six heures du matin. Il prit une douche telle celle d'un canard. Un bout de pain endurcie pour ce remettre à jour et il était devant sa porte pour sortir de la maison.
Lorsqu'il envoya la main et tourna la clé, il sentit un blocus. Il força et la clé se brisa, le bout resta dans la serrure.
Il sentit une présence dans la maison. Il n'était pas seul. La peur ne l'animait plus. Il prit son courage et alla chercher la route par la fenêtre. Il ne parvint pas à l'ouvrir.
Le vent se mit à souffler dans la maison. Une flamme commença à consumer ses canapés. Il ne comprenait pas ce qui se passait. L
e feu augmentait, la fumée l'étouffait. Des cris d'au secours n'arrivaient jusqu'aux voisins.
Il s'affaiblissait, il transpirait, il mourait. Elle lui apparut, la femme rouge.
-je peux faire cesser tes souffrances. Tu dois juste me jurer de laisser tomber cette histoire.
Martin : tout ceci n'est qu'un leurre. Mon nom n'a pas été prononcé, je ne peux donc pas être tué de tes mains.
Elle disparut en même temps que le feu. Il retrouva sa clé intacte sur la serrure. Il ouvrit et engagea une course vers le couvant. Il ne pouvait faire confiance en personne.
Il devait compter sur lui-même pour aller jusqu'au couvant. Il arriva au couvant. Elle était assise dans un coin à s'apitoyer sur son sort. Les autres sœurs ne comprenaient pas ce qui lui arrivait.
Cette dépression subite qu'elles croyaient le viol de Meda être la cause.
Dès qu'elle vit Martin elle se leva. La force revint en elle.
Mère Esther : où est ma petite fille?
Martin : nous devons aller au village. S'il y'a des affaires à prendre, prenez les et allons mettre fin à cette fichue malédiction.
Elle courut dans sa chambre prendre sa Bible et son chapelet.
Porta son petit tube d'eau bénite et ils s'en allèrent sans faire savoir à qui que ce soit ce qui se passait. Elle revint vers Martin.
Mère Esther : dis-moi ce qui se passe
Martin : Je ne sais pas ce qui se passe ma mère. Tout ce que je sais c'est qu'on doit aller dans ce village mettre fin à ce supplice. Pour une raison que je ne comprends pas bien je dois participer à tout ça.
Mère Esther : demain sera mieux mon fils. Dieu seul saura te récompenser.
Le moment était venu de partir. La route jusqu'au village n'était pas longue. Il ne leur avait fallu que trente minutes en taxi pour y être. Le lieu où avait été là case du vieux sorcier était connu de tous.
On parlait de cet endroit en considérant la légende de la femme rouge comme une histoire pour effrayer les affamés de sexes.
Rare sont ceux qui croyaient en cette histoires des pays bamiléké qui était vrai.
Martin avançait comme s'il connaissait l'emplacement exact de la case. Une fois entouré par les trois arbres dont avait parlé le sorcier, il sut que c'était le bon endroit.
Martin : on y est
Meda : tu dois abandonner Martin. Tu lutte pour une cause perdue. Jamais tu ne pourras empêcher ma maîtresse de devenir plus puissante.
Martin : je sais que tu n'es pas ma belle élève, celle un peu boudeuse, souriante, calme, douce. Je sais que tu es en elle et tu lui fais faire des choses qu'elle n'aurait jamais faites d'elle même. Je vais te détruire et la retrouver.
Meda : il n'y a plus espoir. Le premier sacrifice a été fait. Le sang innocent doit être vengé.
Martin : tant qu'il y'a la vie, il y'a de l'espoir. Tant que j'aime ma Meda je me battrai pour elle. Que faisons-nous sur la terre si nous ne pouvons pas nous battre pour les gens qu'on aime? Pourquoi vivre si nous n'avons pas espoir d'un lendemain meilleur? C'est ce que toi, démon, n'a jamais compris. Si tu utilises les faiblesses des gens pour les contrôler, je vais utiliser l'amour pour te détruire.
À suivre...
Un gars comme Martin ou rien 😍😍😍 un like et un commentaire 🥰🥰🥰😘