LA FEMME ROUGE ÉPISODE 10
GARDONS ESPOIR
Épisode 10
- Les remords
Les mains sur la tête, martin se voyait déjà finir la vie sans sa dulcinée. On attendait que les ténèbres opèrent la magie et que le jeune homme soit emporté mais rien ne se passa.
La sorcière en rouge regarda le jeune homme droit dans les yeux et se rendit compte qu’il avait donné son nom de coureur. Ne voulant pas que tel ou tel autre de ses copines se rende compte de ses tricherie, il donnait un nom différent à chacune d’elle.
Il fallait pourtant son nom de naissance. Ayant compris ce qui se passait, en aucun cas il n’aurait pu dire son véritable nom. La femme rouge s’écria,
-ce n’est pas son nom.
Meda : tu m’as menti, comment t’appelles-tu ?
-je suis désolé de t’avoir fait du mal. Je ne le referai plus jamais. Je jure que je vais changer. Je jure que je vais devenir une bonne personne. Je vais respecter les femmes, les profs, les familles et tout le monde. Ne me tuer pas pardon.
Il se vidait de ses larmes. Si ces gouttelettes sur ses yeux avaient été un liquide vital, il serait mort par manque.
Ne pouvant pas le tuer comme prévu, il était possible de lui enlever quelques capacités importantes de son corps.
-ma douce enfant, nous pouvons lui prendre ce qu’il t’a fait du mal avec. S’il dit qu’il va changer ça veut dire qu’il n’a plus besoin de cela.
Meda : qu’on le lui prenne
Les yeux de la petite s’étaient enflammés. Elle était devenu méconnaissable tant physiquement que moralement.
Martin qui n’arrivait pas à avancer vers elle ni à lui faire entendre raison avait discrètement donné leur position à la Mère Esther.
Vidé de toutes ses capacités à réfléchir par elle-même, Meda avait une lame en main prêt à tailler le pénis de ce jeune homme dont les effets de la puberté l’avaient amené dans un monde méconnaissable.
Il criait, hurlait, se torpillait mais ne pouvait rien faire pour se sortir là.
-ne fais pas ça. Mon père est riche. Il va te donner tout ce que tu veux. Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m’a pris. Excuse-moi, pardonne-moi. Ne coupe pas… Ne coupe pas…
Elle détacha sa ceinture et baissa la fermeture de son pantalon. Déchira le sous vêtement et n’eut aucune pudeur à être face à cette grosse chose qui l’avait fait souffrir deux jours plus tôt.
Elle passa la lame au-dessus et était sur le point de trancher.
Mère Esther : ne fais pas ça ma petite fille, ne fais pas ça.
Le feu disparu de ses yeux, elle tomba sur ses genoux et perdit connaissance.
La femme rouge disparut enragée. Martin courut vers elle. Souleva sa tête et posa sur son pieds.
Martin : Meda, Réveille-toi !
Elle ne bougeait pas. La mère Esther s’approcha d’eux. Elle posa une main sur le front de sa petite.
Mère Esther : Elle va se réveiller dans quelques heures. A son réveil elle sera toujours obsédée par l’envie de donner un nom. Nous devons rompre cette malédiction.
Martin : puisque nous sommes là, nous pouvons faire le rituel
Mère Esther : nous ne pouvons rien faire tant qu’elle n’est pas lucide. Vous devez d’un commun accord des cœurs effectuer le rituel sinon ça ne marchera pas. Ramenons-la au couvant.
Le jeune homme prêt à être sacrifié était toujours sur place. Il voyait cette scène comme un film nigérian. Mère Esther le regarda.
Mère Esther : tu vois ce que la vie peut te réserver à cause des atrocités que tu commets. Tu vois comment tu pouvais tout perdre d’un moment à l’autre. J’espère que tu as retenu la leçon et que plus jamais tu ne ferras pareille chose.
-pardonnez-moi ma mère, je m’en veux tellement. Je voudrai tellement l’aider à ne plus être possédé. Je suis désolé d’avoir rendu sa vie ainsi. Je veux tellement me racheter.
Mère Esther : si tu veux te racheter, vas et mets tes amis en garde. Qu’ils ferment leur bouche et oublient leur non jusqu’à ce que tout soit terminé. Prie le seigneur pour qu’il te guide vers sa lumière. Confesses tes pêchés et deviens une meilleure personne. Tu n’es pas mort aujourd’hui, c’est par sa grâce.
-j’ai compris ma mère. J’ai mon oncle qui est un chef au village où on raconte les choses de femme rouge. Il peut vous aider.
Il écrit le numéro de cet oncle sur un bout de papier et la passa à Martin qui au fond voulait le tuer. Il avait mal de le regarder et de se dire qu’il avait fait cela à sa bien-aimée.
Il devait se contenir et chercher à rompre le mauvais sort. Le jeune homme s’en alla en étant un tout autre homme.
Prêt à sensibiliser les autres sur ce qui pouvait leur arriver. Malheureusement pour lui, Anita l’attendait au coin de la rue.
Dès qu’elle le vit s’approcher, elle alla vers lui et lui tapa la bouche. Il devint dès cet instant sourd et muet.
Ses mains se ramollirent. Il ne pouvait ni parler ni entendre et encore moins écrire.
Martin et la mère supérieure était en route pour le couvant en pleine nuit. Les motos étant rare à cette heure de la nuit, ils devaient se battre à y arriver à pieds.
Portant Meda sur le dos, Martin devait aller tout doucement.
Pendant qu’ils avançaient, une lumière jaillit devant eux. Des cris y sortaient par millier. La femme avec son enfant sur le dos apparut.
Martin : c’est la femme qui m’a dit qu’il fallait rompre la malédiction. C’était elle.
Mère Esther la reconnu.
Mère Esther : j’aurai du t’écouter
-mais tu ne l’as pas fait. Je t’avais dit qu’elle n’avait jamais rien fait pour rien et que ce n’est pas à cet instant qu’elle allait commencer. Elle entre en cette petite plus qu’il ne le faut. Avec le temps sa puissance s’est amplifiée, elle peut contourner les coutumes et faire tuer sans avoir de nom. En ce moment même elle prépare la petite à passer au niveau supérieur.
Mère Esther : que faire ?
-prier ! Vous devez prier que votre rituel marche. Pour cela il faut enlever la femme rouge de sa tête ce ne serai-ce qu’une tranchée de seconde. Elle ne fait rien par elle-même, elle est possédée.
Martin : comment enlever cette femme de sa tête ?
-vous devez aller dans la case du grand sorcier qui l’avait créé. Là-bas vous y trouverez la fleur du sang innocent. Vous l’arracherez du sol et vous lui donnerez à manger les racines. Elle deviendra elle-même pendant au moins cinq minutes. Vous n’aurez donc que cinq minutes pour avoir à nouveau la véritable Meda.
Mère Esther : nous devons donc partir maintenant
-toi, Esther, toi tu restes. Ce n’est pas ton voyage, c’est le leur. Tu as occasionné tout ceci et tu n’as donc pas le droit d’y aller. Vas et prie pour que ton Dieu leur vienne en aide sur le chemin.
Martin : et vous, qui êtes-vous ?
-le jour où la malédiction sera terminée, tu sauras qui je suis.
Elle disparut comme elle avait apparu. Ne pouvant laisser Mère Esther à mi-chemin, il l’accompagna jusqu’au couvant.
Au moment de s’en aller, elle ouvrit les yeux. Tous eurent peur.
Meda : pourquoi tu me porte sur le dos ? Je veux descendre
Il la fit descendre.
Martin : comment tu vas ?
Meda : je vais bien. Pourquoi tu es ici ? Qu’est-ce qui se passe ?
Martin : est-ce que tu es toi ? Es-ce que tu es Meda ?
Meda : ta question est sérieuse ? C’est bien moi.
Mère Esther : viens me voir mon enfant
Meda : non, je veux me laver. J’ai l’impression d’avoir chargé toute la journée
Martin : on peut faire le rituel pendant qu’elle est lucide comme ça.
La mère Esther la regarda. Observa ses gestes. Elle savait bien que ce n’était pas sa petite fille.
Mère Esther : ce n’est pas elle
Avant même de s’en rendre compte, elle avait porté un vase sur le sol et l’avait frappé sur la tête de Martin qui s’était écroulé.
Elle s’était enfuit sous les cris serrés de Mère Esther.
Mère Esther : héééééé Dieu ! Pourquoi tout ceci ? Maudit soit ce jour où j’ai laissé le diable entrer dans ma vie. Réveille-toi mon fils, réveille-toi je t’en prie.
Il était étendu par terre, ne bougeant pas. Meda courait en direction de la maison où habitait son deuxième violeur.
Elle n’y était jamais allé mais savait où il vivait. Elle n’y était jamais entrée mais connaissait sa chambre.
Une fois devant le portail et la maison, elle frappa et un gardien vint lui ouvrir.
-qui cherchez-vous ?
Meda : je veux voir le garçon qui est au lycée
-le garçon qui est au lycée n’a pas de nom ? Il y’a deux garçons ici qui sont au lycée. Lequel cherchez-vous ?
Meda : celui qu’on accuse de viol. J’ai des éléments qui peuvent l’aider à se tirer d’affaire.
-hannn tu parles de Pascal. Je vais chercher le père. Entres et attends sur la cours.
Cette fois elle avait un nom et un vrai. Le gardien revint et la fit entrer dans la maison. Il y avait dans ce séjour des plus luxueux une petite famille de cinq.
Les parents, l’un de ses bourreaux et deux enfants. Elle prit place après avoir salué. Le père l’interrogea.
-qui es-tu ? Tu dis pouvoir nous aider.
Meda : je peux vous aider. Où est pascal ?
-c’est moi pascal
Elle leva la tête et le regarda. Il fallait l’encerclé de la poudre rouge avant de prononcer le nom pour que la femme Rouge finisse le travail.
Il fallait qu’elle puisse l’isoler avant de faire cela.
Meda : en fait il n’a pas violé la fille comme il le pense. On l’a drogué et on lui a fait croire qu’il l’avait violé.
Tous se mirent à la regarder. Elle sourit.
Meda : je vous dis ce qui s’est réellement passé. J’étais là, j’ai tout vu. Il n’a rien fait. J’ai mon ami là dehors qui est prêt à témoigner mais en anonymat. Il veut voir Pascal et en privé pour lui donner l’enregistrement de son témoignage. Il a peur qu’on le voit et qu’on l’enferme.
-non ma fille, (lança la mère), on ne va pas l’enfermer. Qu’il vienne
Meda : il ne va pas venir. Il a trop peur de vous.
-bon d’accord, je viens avec vous alors.
Meda, Pascal et la mère sortirent de la maison. Ils étaient dans la rue. Le portail fut verrouillé d’un coup.
Pascal se retourna et se senti figé sur place. Sa mère ne pouvait plus bouger non plus. Il était une heure du matin. Meda se mit à rire.
Meda : tu m’as violé et tu es prêt à venir prendre un témoignage disant que tu n’as rien fait ? Tu vas voir
Elle l’entoura de la poudre rouge. Cette fois il n’y avait personne pour empêcher les choses. Elle regarda droit dans les yeux et prononça le nom.
Meda : Pascal
Il fut entouré d’une vague de sang sous les cris sourds de sa mère qui ne comprenait pas ce qui arrivait à son garçon. La femme rouge apparu sous un rire de victoire et emporta l’âme du jeune garçon.
Il s’affaiblit et mourut sur le moment. Martin arriva trop tard. Lorsqu’il aperçut que le garçon était mort, il tomba sur ses genoux.
Il n’y avait plus rien à faire pour Meda. Son sort était scellé, une mort certaine l'attendait.
À suivre...
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