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LA FEMME ROUGE ÉPISODE 9

GARDONS ESPOIR

Aug 21, 2024 - 9 Minutes

Épisode 9

  1. Le nom 

Dans la petite maison en brique de terre battue, Martin essayait d'expliquer à sa mère les évènements passés. Il était arrivé au village au petit matin.

Martin : il m'ait arrivé un truc en ville mama, je ne sais même pas par où commencer.

-je t'écoute Martin. J'espère que tu viens comme ça me dire que tu as trouvé ta femme. Je t'ai déjà dit que tu ne dois pas mourir sur le travail. Tu dois te marier. Tu es mon fils unique et je veux les petits enfants. Je prends de l'âge et bientôt je ne serai plus. Je dirai là-bas que j'ai fait quoi sur terre ? Ton seul enfant que tu as dehors là c'est rien hein.

Martin : mama laisse d'abord ce sujet. Est-ce que tu connais quelque chose sur une femme qu'on appelle la femme rouge ?

-abomination ! Par mes ancêtres, ne prononce jamais ce nom trois fois.

Martin : je ne te comprends pas mama, c'est qui cette femme ?

-le diable, le démon, la sorcière du sang innocent.

Martin : racontes moi son histoire

-pourquoi tu demandes ça ? On t'a fait quelque chose ? Ou bien tu as fait quelque chose à une fille ?

Martin : j'ai une personne que je connais qui est victime de cette malédiction

-si la personne a pratiqué l'incantation, elle va mourir. Il n'y aura plus rien à faire pour elle.

Martin : je ne te comprends pas. Explique-moi cette histoire depuis le début. C'est quoi cette femme rouge ?

- Ecoutes bien l'histoire,

Aux temps de nos ancêtres, avant même que les parents de mes parents ne pensent à les accoucher, une tragédie était arrivée.

Dans ce même village vivait une jeune servante du roi. Elle avait l'habitude d'offrir des services particuliers en dehors de ses tâches particulières qui étaient de servir à manger à la chefferie.

Parfois elle pouvait aller nettoyer la chambre de tel ou tel autre prince de la chefferie.

Un soir lorsqu'elle faisait tranquillement son travail, l'un des princes entra dans la chambre, ensuite l'autre et enfin le plus jeune des princes.

Etonné elle leur avait demandé ce qu'ils voulaient. Ils n'avaient pas répondu. Il l'avait enfermé dans la chambre et avait abusé d'elle à tour de rôle.

Humilié et injurié, elle s'était rendue auprès du chef pour dénoncer les trois frères. Le chef étant un homme influent avait étouffé cette affaire et traité la jeune fille de diffamatrice.

Elle avait été enfermé et chassé du village quelque temps après avec un bébé dans le ventre. On l'avait accusé de prostitution pour justifier sa grossesse.

Abandonné par sa famille et tous ceux qu'elle connaissait, elle avait fini par laissez les oiseaux de mauvaises augures entrer dans sa vie.

Au loin d'ici, dans le village voisin, vivait un grand sorcier. Il lui avait promis de l'aider à faire payer aux violeurs ce qu'ils lui avaient fait.

En échange elle devait donner son enfant qu'elle attendait en guise de compensation pour le service rendu.

Ils avaient utilisé une ancienne magie, celle du sang innocent. Il fallait prononcer le nom du sorcier trois fois, se couper avec une lame chaude et porter le sang jusqu'à sa poitrine.

La magie avait marché et les princes étaient morts. Au moment d'offrir son enfant en sacrifice la jeune fille n'avait pas pu. Elle s'était attachée à son enfant qui était une fille.

Le sorcier enragé voulut la tuer. Ayant déjà prononcé l'incantation, elle pouvait juste prononcer le nom du sorcier pour qu'il meurt. Elle l'avait fait et le sorcier était mort.

Elle ne savait juste pas qu'il ne fallait pas couper la main qui s'était tendue à elle-même sous condition. Le démon qui les avait aidés prit possession de son corps.

Les gens racontent qu'elle pouvait désormais aller de lieu en lieu, trouver les jeunes filles violés, les vendre les rêves de vengeance et les faire réciter l'incantation.

De cette façon elle arrachait la vie de tous ceux dont les noms étaient prononcés. Après cela, elle changeait de corps et entrait dans le corps de celle qui l'avait prié.

Martin : c'est le film chinois que tu viens de raconter ou bien c'est toujours dans mon village ci ?

-puisque je te le dis. Si elle a déjà été invoquée, je t'en prie mon fils, éloigne toi de la personne qui l'a prié. Si on prononce ton nom je vais devenir quoi ?

Martin : il doit y avait un moyen pour remédier à ça, non ?

-le seul moyen de l'arrêter est de tuer la personne qui l'a invoqué. C'est le moyen le plus rapide en tout cas. Un coup de poignard sur le cœur et la malédiction est rompu.

Martin : la tuer comment ? Tu dis que c'est le seul moyen et tu dis encore que c'est le moyen le plus rapide. Ça veut dire qu'il y'a un autre moyen.

-l'autre là est impossible. Il faut retourner dans le passé et éviter que la jeune fille ne trahisse le sorcier en le tuant. Si on évite la mort du sorcier, on finit avec la malédiction.

Martin : non, il y'a encore un autre moyen. Tu ne veux pas me dire

-je veux d'abord savoir pourquoi tu veux savoir. Qui a été violé ? Qui a récité l'incantation ? Qui est la nouvelle femme rouge ?

Martin : mama moi-même je ne sais pas. Dis-moi juste comment on peut l'arrêter.

-si la victime du viol à un homme dans sa vie qui l'aime réellement, il faudra juste faire le rituel à l'envers et tout sera terminé. Mais si l'amour n'est pas réciproque, l'homme mourra atrocement et le diable aura gagné.

Martin : à cette heure elle doit avoir fait le rituel. Elle était trop déterminée.

-mais attention, si jamais elle a déjà tué une personne, il n'y aura plus rien à faire. Il faut empêcher qu'elle tue.

Martin : combien de temps j'ai encore pour la rattraper ?

-si le rituel a été fait, ça veut dire qu'elle est déjà possédée et ne fait plus rien par elle-même. Ça veut qu'à l'heure qu'il est, elle doit déjà avoir fait le premier sacrifice.

Martin : non mama, je vais arriver à temps.

Il se leva et reprit la route pour la ville. Homme attaché à ses coutumes, il n'avait pas douté de tout ce que sa mère venait de lui raconter.

Comment pouvait-il douté avec ce qu'il avait vu à la veille ? Le trajet jusqu'en ville était moins de quarante et cinq minute.

Il était directement allé au couvant, espérant que la mère Esther ait d'autres informations.

A son arrivé, celle-ci était enfermé dans la salle de prière. Elle ne cessait de prier, de demander pardon pour ses erreurs passées.

Elle se tenait pour responsable de la réapparition de la femme rouge. Lorsqu'elle sut que Martin était là, elle sortit de la salle et alla le rejoindre à la terrasse.

Mère Esther : tu as disparu hier mon fils, où étais-tu ?

Martin : qui est la femme rouge ?

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La mère supérieure reçu un coup au cœur.

Mère Esther : d'où sors-tu ça ?

Martin : à l'heure où nous sommes en train de parler, Meda doit déjà avoir fait le rituel pour l'invoquer. Si je ne connais pas tous les détails de cette histoire, je ne pourrai pas la sauver.

Mère Esther : la prière va nous sauver

Martin : nous sommes en Afrique. Je ne suis pas contre la prière mais je sais que nous avons des traditions. Ces traditions disent qu'il faut renverser le rituel pour sauver tout le monde.

Mère Esther : tu veux renverser le rituel ? Tu l'aimes ? Si tu ne l'aimes pas assez tu vas mourir.

Martin : et on ne le fait pas, c'est elle qui va mourir. Je veux savoir qui est la femme rouge pour vous.

Mère Esther : la femme rouge c'est ma fille.

Martin : Mince ! Vous avez des enfants ? Comment ça se fait ?

Mère Esther : ma fille avait été abusée dans son enfance. J'avais moi-même invoqué la femme rouge et elle m'avait aidé sans rien demander en retour. Le viol avait porté les fruits. Ma fille avait accouché et tout se passait bien. Je pensais qu'il n'y avait pas de condition. J'ignorai que ma petite fille était la compensation que la femme rouge attendait. On avait essayé de faire le rituel à l'envers mais l'homme avec qui elle était ne l'aimait pas. La femme rouge avait tué son copain et possédé ma fille. C'est ma fille qui est la femme rouge.

Martin : je pensais avoir déjà tout entendu. Et la petite fille est où ?

Elle était sur le point de parler lorsqu'elle sentit un coup de vent passer dans son corps. Elle était déjà là. Anita la regardait sans cligner des yeux.

Mère Esther : tu fais quoi là ma fille ?

Martin : cette petite était là hier. Elle me suivait

Anita : à l'heure qu'il est Meda est en train d'en finir avec le premier. Quoi que vous soyez en train de vouloir faire, vous allez rater.

Mère Esther : c'est toi ? C'est toi la...

Elle se montra sous son vrai visage. Martin se leva brusquement de sa chaise en voyant cette scène. La femme rouge le regarda et éclata de rire.

-tu penses l'aimer n'est-ce pas ? Laisse-moi te dire que tu ne l'aime pas et elle ne t'aime pas non plus. Si vous essayez le rituel, vous allez tous les deux mourir.

Mère Esther : tu m'as pris ma fille, ne me prends pas ma petite fille

-elle m'a demandé de venir et je suis venu. Ce n'est pas de ma faute si elle veut de moi dans sa vie. Je dois l'aider et c'est ce que je vais faire. Malheureusement je ne peux que tuer les personnes dont les noms sont prononcés. Sinon je vous aurais déjà tué.

Comprenant qu'elle ne pouvait rien contre lui, Martin prit le large en se foutant de ce qu'elle racontait.

Elle comprit qu'il allait essayer d'empêcher que le premier nom soit prononcé par Meda qui de son côté attendait sa proie au lieu du rendez-vous.

Ils s'étaient donné rendez-vous au lieu du viol. Le jeune homme habitué aux endroits caché pour fumer son herbe, n'avait pas trouvé bizarre d'y être invité par une fille. Il n'avait pas perdu le temps à s'y rendre.

A son arrivé, Meda s'était assise au milieu des herbes et l'attendait.

Meda : tu es en retard

-je suis désolé ma belle ! Je suis là maintenant, je peux te dire comment je m'appelle.

Meda : je t'écoute donc

-je vais te le dire progressivement et toi aussi tu vas me dire ta part progressivement.

Meda : non ! Je veux pouvoir hurler ton prénom ! Je ne veux pas qu'on le fasse sans que je connaisse au moins comment je peux t'appeler.

-d'accord ma belle, je m'appelle Gustave.

Meda : Oulala... J'aime bien ce prénom. Est-ce que tu te souviens de ce que tu as fait ici il y'a deux jours ?

-je ne te comprends pas

Meda : à ce même endroit où tu es placé, tu as violé une jeune fille.

-moi ? Pardon !

Il voulut s'en aller mais il ne put bouger. Il était comme collé par terre. Elle se mit à l'entourer d'une poudre rouge.

Il cria fortement mais aucun bruit ne sortit de sa bouche. Tout était prêt pour qu'il soit sacrifié. Il ne manquait plus que son nom.

Meda : tu m'as violé et tu dois payer pour chaque goutte de sang versé.

-je ne sais pas de quoi tu parles. Je suis désolé. Je ne voulais pas.

Meda : Gust...

Martin : ne fais pas ça ! Regardes moi Meda, s'il te plait regarde-moi.

Lorsqu'elle croisa le regard de son homme, la possession de la femme rouge en elle diminua.

Meda : Martin...

Martin : oui c'est moi. Je sais comment on peut arrêter tout ça. Tu dois juste me faire confiance.

Au même moment la femme rouge fit son apparition.

-il t'a menti et tu veux lui faire confiance ? Demande lui s'il a un enfant ou pas.

Meda : c'est vrai ? Tu as un enfant ?

Il baissa la tête.

Martin : je ne pouvais pas encore te le dire, notre relation a à peine commencé.

Meda : Gustave !

Le nom avait été prononcé.

À suivre...

Elle a prononcé le nom 😱😱😱 ton avis en commentaire et une petit like d'encouragement 😘😘😘😘

Bisous ♥️