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LA FEMME ROUGE ÉPISODE 7

GARDONS ESPOIR

Aug 21, 2024 - 9 Minutes

Épisode 7

  1. Malédiction 

Le petit matin les avait tous trouvé à l’hôpital. La Santé de Mère Esther ne supportait pas toutes les tracasseries. Il fallait qu’elle rentre mais personnel ne pouvait la convaincre.

Il fallait encore attendre que le médecin arrive pour donner l’accord de visites. Anita proposait à mère Esther d’aller prendre au moins une petite douche avant de revenir.

Mère Esther : la douche de quoi ? Je dois m’occuper d’elle. Si elle part aussi à cause de cette abomination, je vais dire que je suis venu sur terre faire quoi ? On va m’enterrer avec le caillou sur la main ?

Anita : ma mère, vous êtes en charge d’un couvant et vous devez…

Mère Esther : je ne bouge pas tant que je ne vois pas Meda. On va attendre ce docteur et s’il tarde trop je vais entrer la voir.

Anita : je te demande de partir

Ce ton était nouveau. Elle ne comprenait pas l’insistance d’Anita à vouloir qu’elle soit loin de Meda.

Mère Esther : mais ma fille c’est quoi ? Tu veux seulement me chasser ?

Anita : non ça va ma mère. Excusez mon comportement.

Pendant qu’elles parlaient, Martin faisait des allés et retours presque sur place. Cette attente allait le tuer si on ne faisait rien.

Entre supporter la douleur de la piqure et celle de son cœur, il était encerclé. Huit heures du matin et le docteur n’était toujours pas là. Martin attendit que tout le monde soit discret.

Il se glissa tout doucement dans la chambre de sa bien-aimée. Il fallait qu’il aille au lycée et il ne pouvait pas s’en aller sans la voir.

Lorsqu’il entra, il aperçut de loin son regard triste. Il s’approcha d’elle, tira un siège devant son lit et s’assit.

Ne sachant pas quoi dire, il lui prit la main, lui caressa les cheveux. Elle pleurait sans s’arrêter.

Monsieur Martin : ça va aller Meda. Demain sera meilleure

Meda : qu’est-ce qui sera meilleure demain ? Vous ne comprenez pas quoi à ce qui se passe ? J’ai été violé trois fois de suite, ils sont passés les uns après les autres sans se soucier du fait que j’avais mal. Ils m’ont… Je vais les tuer. Je vais tous les tuer.

Monsieur Martin : ne pense pas comme ça, je t’en prie. Ne te laisse pas emporter par ce genre de désirs.

Meda : vous n’étiez pas à ma place, vous ne pouvez pas comprendre.

Monsieur Martin : je ne peux peut-être pas comprendre mais je sais au moins que je ne veux pas que tu détruises ta vie à cause de ces gens. La police va les retrouver et…

Meda : et on va prouver qu’ils sont innocents. On dira qu’à cette heure ils étaient dans leur lit en train de dormir. Leurs mères vont témoigner et on va me prendre pour une menteuse. Voilà ce qui va se passer. Je ne vais pas laisser cette histoire entre les mains de la justice. Je ne suis qu’une gamine mais je vais me venger.

Monsieur Martin : tu ne dois pas penser comme ça. Tu dois te reposer, tu dois récupérer et reprendre les classes. Tu as un avenir…

Meda : quel avenir ? Dites-moi de quel avenir vous parlez. Quel homme voudra d’une femme qui a perdu sa dignité, son amour propre, je n’ai même plus de fierté.

Monsieur Martin : tu es en vie, c’est de ça qu’il s’agit. Tu es vivante et c’est pour une raison. Si tout était finit pour toi on ne serait pas là en train de parler.

Meda : plus jamais un homme ne voudra de moi, moi-même je ne veux plus de moi.

Monsieur Martin : moi je veux de toi, ma petite chérie. Je souffre de te voir comme ça, je souffre encore plus de t’entendre parler de la sorte. Je ne peux pas effacer ce qui est arrivé mais je peux t’apporter mon soutien. Je peux être ton épaule, je veux l’être. Laisse-moi juste le passage.

Meda : ne me laissez pas (pleurant), ne me laissez jamais.

Monsieur Martin : tu es mon coup de cœur. Je te soutiendrai jusqu’à ce que tu traverses cette phase. Je ne suis pas un adepte des églises, je ne prie même jamais mais je sais qu’il y’a là-haut un créateur. Il veille sur sa création, il veille sur nous. Je veux que tu le prie comme te l’a appris Mère Esther.

Meda : il n’était pas là quand ces gens m’ont fait ça. Je l’ai prié tous les jours de ma vie. Je l’ai prié alors que je ne connaissais même pas parler, ni marcher. Voilà où j’en suis.

Monsieur Martin : s’il n’avait pas écouté tes prières, tu serais morte Meda. S’il ne t’avait pas écouté, on parlerait de toi au passé.

Meda : au lieu de vivre ce que j’ai vécu hier nuit, j’aurais préféré mourir et aller rejoindre mes parents.

Il avait baissé la tête. Le cœur de cette jeune enfant s’était soudainement changé en pierre. Elle ne voulait pas l’écouter. Pour elle tout était déjà terminé.

Il n’avait pas lâché ses mains. Il réfléchissait sur les mots qu’il pouvait employer pour qu’elle ne sorte pas de l’hôpital avec les mêmes pensées.

Lorsqu’il leva la tête pour lui parler, elle remarqua son visage mouillé de larme. Sa masculinité n’était pas suffisante pour qu’il puisse se contenir.

La femme de son cœur disait vouloir devenir une meurtrière pour se venger de ses violeurs. Les larmes de Martin avaient touché le cœur de Meda.

Meda : tu pleures, ne pleure pas s’il te plait

Elle avait oublié le ‘’vous’’ de son professeur. Que faire lorsque le cœur prend son chemin ?

Meda : si tu pleurs moi je fais comment ?

Monsieur Martin : tu me dis que tu ne veux pas te remettre de tout ceci. Tu dis que tu vas faire les choses à ta manière pour obtenir justice. Que veux-tu que je fasse ?

Meda : ils m’ont fait du mal

Monsieur Martin : laisses nous éponger cette douleur. Mère Esther est là, je suis là. Tout va s’arranger, tu vas voir que bientôt ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Promets-moi que tu vas prier pour que Dieu te vienne en aide comme il l’a toujours fait.

Meda : d’accord !

Monsieur Martin : promets-le

Meda : c’est promis, je vais prier.

Elle avait fait cette promesse sans mentionner qui elle allait prier.

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Au fond elle avait été touché par les paroles de son homme mais le visage de ces hommes allaient et venaient dans sa tête.

Monsieur Martin : je vais partir ! Je dois passer à la caisse et ensuite j’irai au lycée prendre une permission avant de revenir. Surement en soirée.

Meda : tu vas trop durer

Monsieur Martin : je ne vais pas durer. Je dois aussi passer voir ton ami Steve.

Meda : oh mon Dieu ! Comment va-t-il ?

Monsieur Martin : il va bien, ne t’en fait pas.

Il lui laissa un baiser sur le front et s’en alla. Il trouva le docteur très en colère devant la porte.

-qui vous a permis d’entrer monsieur ?

Monsieur Martin : êtes-vous marié docteur ?

-oui pourquoi ?

Monsieur Martin : si vous aimez votre femme autant que moi j’aime cette jeune fille, vous allez surement comprendre que je ne pouvais pas attendre une seule minute de plus. Maintenant laissez la Mère Esther la voir et lui donner à manger. Elle doit être à nouveau douchée aussi. Qu’elle reçoive les soins adéquats et tenez moi informé de son évolution. Je vais régler à la caisse.

La dernière phrase avait suffi pour faire sourire le docteur. Il s’en alla sans plus aller voir la Mère qui de son côté avait su par une infirmière qu’elle pouvait déjà aller voir Meda.

Des serviettes et un thermos d’eau chaude avaient été envoyé du couvant pour mettre la jeune fille à son aise. Mère Esther alla avec Anita pour s’occuper de ces soins.

A son arrivé dans la chambre, Meda pleurait sans s’arrêter. Assise à son chevet, la veille Mère revivait cette scène qu’elle croyait enterrer dans son passé.

Mère Esther : mon enfant, ma belle enfant ! Ne pleure plus, laisse Dieu se charger de ces êtres vides de cœurs et de toute morale. Laisse-les être consumé par les flammes divines. Je t’avais dit que ta gloire n’appartenait pas aux autres. C’est à Dieu ma fille, c’est à Dieu.

Meda : j’ai compris ma mère.

Mère Esther : tu vois comment Dieu a envoyé un ange pour te sauver. Il a envoyé Martin dans ta vie pour être ton ange gardien. Tu as vu, non ? N’oublie pas ses bienfaits dans ta vie à cause d’un malheur.

Meda : il m’a dit de prier. Il a aussi dit qu’il va rester avec moi.

Mère Esther : c’est seulement le créateur qui peut envoyer ce genre de personne. Tout va aller ma petite, tu vas voir que très bientôt tout ce qui s’est passé sera loin derrière tes pensées. Comme Martin a donné son sang pour te sauver j’espère que tu vas te baser ce ne serai-ce que sur ça pour te battre, hein ma fille ?

Elle ne savait pas encore qu’il lui avait fallu recevoir une transfusion sanguine. Découvrir que c’était le sang de Martin qui lui permettait de vivre à nouveau était d’un tel réconfort.

Elle esquissa un sourire qu’on pensait être perdu. Les choses auraient pu s’arranger et redevenir normales à ce moment mais tous ignoraient que le diable siégeait à la même table que les anges.

Anita avait rougit de colère en se rendant compte que Martin pouvait influencer Meda à ce point. Elle sortit de la salle sans dire où elle allait. Mère Esther fut étonné de cette attitude.

Elle laissa cela passer. Après avoir fait la toilette de sa protégé, elle lui donna à manger et la laissa se reposer. Une infirmière passait de temps à autre pour suivre la santé de la petite.

Lorsque celle-ci s’endormit, Martin appela pour prendre des nouvelles et prévenir du fait qu’il allait venir les voir à la tombée de la nuit.

Sa permission ne lui avait pas été accordée et il devait dispenser tous ses cours de la journée.

Lorsqu’il eut terminé aux environ de dix-sept heure, il alla à la clinique voir Steeve qui était encore hospitalisé.

Son coup sur la tête lui avait laissé des maux de tête douloureux mais traitable. A son arrivé, Steve ne cessait de s’accuser de ce qui s’était passé.

Steve : si je l’avais écouté et j’étais rentré, tout ceci ne serait pas arrivé. Si j’avais eu plus d’argent pour donner à ces gens, ils nous auraient peut être laissé passer. Pourquoi ?

Monsieur Martin : ne te tiens pas pour responsable de tout ça. Ce que tu peux faire maintenant pour aider c’est dénoncer les gens qui ont fait ça. Tu dois surement les connaitre, il faut que tu parles pour qu’on puisse les punir.

Steve : on ne va rien les faires. Ce sont les enfants de riche, ils ne vont même pas faire dix minutes en prison.

Monsieur Martin : parles quand-même. Dis-moi qui ils sont.

Pendant qu’ils dénonçaient les bourreaux, un inspecteur de police arriva et prit sa déposition. Martin l’avait fait venir pour qu’il puisse arrêter les violeurs avant qu’ils ne pensent à s’échapper.

Après cela, Monsieur Martin avait pris la route pour l’hôpital. Le quartier dans lequel se trouvait la clinique était assez éloigné de la ville. Il n’y avait pas de moto.

Il devait aller à pieds. Ce n’était pas éclairé non plus. Il devait se battre avec la torche de son téléphone qui ne lui avait pas fait de cadeau.

Elle s’était éteinte, faute de batterie déchargée. Il dut se battre avec ses yeux.

Pendant qu’il cherchait la route avec la lueur de lumière que les rares maisons au bord de la route pouvaient lui offrir, il sentit comme une personne qui marchait sur ses pas.

Lorsqu’il se retourna, il ne vit personne. Il continua sa marche en étant convaincu qu’il était suivi. A un moment, il se tourna brusquement et se trouva nez à nez avec Anita.

Monsieur Martin : pourquoi tu me suis ? On a un problème ? Pourquoi tu n’es pas à l’hôpital ?

Anita : tu veux ruiner mes plans et je n’aime pas ça. Tu as intérêt à t’éloigner de Meda avant que je ne prenne de mauvaise décision sur ta vie.

Monsieur Martin : je ne te comprends pas

Il cligna des yeux une fraction de seconde et ne la vit plus. Une vague de peur le submergea.

Il se frotta les yeux et lorsqu’il retira ses mains, une vielle dame avec un sac sur la tête et un bébé sur le dos était devant lui. Il tomba sur le dos et recula en se trainant par terre.

-la mère a prié le diable. Le diable a emporté son esprit mais gardé son corps pour revenir prendre la fille. La malédiction doit être rompue. Les morts doivent retourner dans leurs tombes, les vivants sur la terre et le diable en enfer. Tu es un fils des alleux, tu es un prince de vos terres. Retournez vers les terres ancestrales et rompez la malédiction.

À suivre...

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