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LA FEMME ROUGE ÉPISODE 6

GARDONS ESPOIR

Aug 21, 2024 - 9 Minutes

Épisode 6

  1. La femme rouge 

Au couvant, La Mère Esther était dans tous ses états. Il était dix et neuf heures, Meda n’était pas encore rentée. Ce n’était pas dans ses habitudes et tous le savaient.

Elle ne comprenait pas pourquoi les deux filles n’étaient pas rentrées ensemble.

Mère Esther : vous êtes sorties d’ici ensemble ce matin. Pourquoi tu es rentré sans elle ? Qu’est-ce qui s’est passé sur le chemin ?

Anita : elle m’a dit qu’elle allait rester étudier. Je ne sais pas ce qui s’est passé par la suite. Elle devrait normalement être déjà là, elle m’a dit qu’elle n’en avait que pour deux heures de temps.

Mère Esther : je sais que je vais commencer par où à la chercher ? Ou bien elle est avec cet homme ? Je vais le tuer s’il la touche.

Anita : non ma mère, elle n’est pas avec lui. Elle est en train de souffrir, je le sens. Ses souffrances sont atroces, elle peut même en mourir.

Mère Esther n’écoutait pas ce que disait Anita. Elle pensait à tous les endroits où pouvaient être Meda. Elle était loin d’imaginer que la petite baignait dans son propre sang au milieu d’une broussaille.

Elle eut l’idée que la petite soit avec son enseignant. De ce fait, elle fouilla dans son répertoire et trouva le numéro de monsieur Martin.

Mère Esther : tu fais quoi avec une jeune fille à cette heure de la nuit ? Laisse la petite rentrer chez elle

Monsieur Martin : de quoi parlez-vous ma mère ? Quelle jeune fille ?

Mère Esther : Oh bon Dieu ! Venez nous en aide. Cette enfant n’a rien demandé. Elle est innocente.

Monsieur Martin : il s’agit de Meda ? Il y’a quoi ? Elle a quoi ?

Mère Esther : elle n’est pas rentrée. On ne sait même pas où la chercher. On ne comprend même plus rien. Depuis j’ai envoyé fouiller le quartier mais personne ne l’a retrouvé.

Martin sauta de son lit tel une sauterelle. Il mit un pull et sortit en course. Une moto empruntée le laissa devant le couvant en moins de cinq minutes.

Il trouva la Mère dans un bain de larme, soutenue par Anita. Jusque-là, il n’y avait aucune nouvelle. Il décida de sortir la chercher. Anita alla avec lui.

Mère Esther était assise sur son vieux canapé. Elle se faisait vieille et ne pouvait plus faire ce genre de course. Malgré cela, elle voulut sortir chercher la prunelle de ses yeux.

Elle fit un tour dans sa chambre pour chercher un pull contre le froid. Elle avançait le long du couloir. Lorsqu’elle posait un pas, elle en entendait un autre.

Cet autre pas n’était pas le sien. Elle serra le cœur et alla jusqu’à la salle de prière. A son arrivé, elle tomba devant la scène que lui avait raconté Meda un jour plus tôt.

Une femme était face à l’autel les mains levées vers le ciel. Toute vêtue de rouge, elle se tourna vers Mère Esther. Avança de quelque pas et sourit.

Mère Esther : que veux-tu ? Pourquoi tu reviens dans nos vies ? On avait conclu un marché et tu devais disparaitre à jamais.

-je t’avais dit de me la laisser. Je t’avais dit que je pouvais mieux m’en occuper mais tu as préféré n’en faire qu’à ta tête. Elle va souffrir et je serai là pour elle. Elle va me prier et vais venir à elle.

Mère Esther : je lui ai appris à prier le Dieu tout puissant. Jamais elle ne te priera.

-elle m’a vu l’autre jour et tu as fait semblant de ne pas croire. Tu sais que si elle peut me voir cela voudrait dire qu’elle veut me voir.

Mère Esther : que le feu te consume. Retourne dans ton enfer. Vas-t-en !

Cette conversation des plus mystérieuses s’était terminée, laissant la mère supérieur en larme. La femme rouge avait pris le large sans franchir la porte, sans passer par une fenêtre.

Elle n’était tout simplement plus là. Mère Esther s’était laissé tomber devant l’autel. Elle priait pour qu’il ne soit arrivé rien de grave à sa petite. Elle savait que quelque chose s’était passé.

Elle appela Monsieur Martin pour avoir des nouvelles mais rien de nouveau ne lui fut raconté.

Monsieur Martin : je suis toujours en train de la chercher. Les autres sœurs la cherchent aussi.

Mère Esther : appelez la police

Monsieur Martin : ces gens disent qu’ils ne peuvent rien faire avant au moins soixante-douze heures.

Il raccrocha après avoir aperçu la silhouette d’un enfant allongé au bord de la route. Il courut dans ce sens. Il remarqua le visage de Steve. Celui-ci était toujours dans les vapes.

Anita qui était placée debout à fixer Steve se mit à fleurer l’odeur de Meda comme si elle fut un animal à la recherche d’une proie.

Elle avança vers la broussaille jusqu’à ce qu’elle tombe sur Meda. Elle poussa un vif crie qui alerta Martin. Celui-ci arriva et la trouva coloré du rouge de son sang.

Il tomba sur ses genoux, lui prit la main pour vérifier sur pouls. Les larmes aux yeux, le cœur saignant, il l’arracha du sol pendant qu’Anita utilisait son téléphone pour appeler une ambulance qui ne vint jamais.


Quelques hommes du quartier qui cherchaient également la gamine vinrent porter Steve et tous allèrent jusqu’à une petite clinique du quartier.

Pendant que les deux adolescents étaient en trains les premiers soins payés par leur enseignant, celui-ci rassurait Mère Esther qui n’était pas tout à fait convaincu par ce qu’il disait.

Mère Esther : tu dis qu’elle avait perdu connaissance dans la brousse. Qui l’a amené en brousse ? On a fait quoi à ma pauvre enfant ? Et pourquoi son ami était au bord de route et non au même endroit qu’elle ? Pourquoi on l’a isolé ? Dis-moi tout mon fils s’il te plait.

Monsieur Martin : elle va s’en sortir ma mère. Elle a juste perdu connaissance. Laissez-moi appelé la police pour qu’on fasse une descente là où on les a trouvé. Les autres sœurs vont rester ici pour attendre que les enfants se réveillent.

Mère Esther : Dieu te bénisse mon enfant !

Il n’avait pas dit tout ce qu’il avait vu. Il ne voulait même pas y croire. Il voulait se dire que ce sang était celui d’une autre personne ou que ça provenait qu’une blessure sur la petite.

Il alerta la police et ils se retrouvèrent au lieu qu’il avait indiqué. Il n’y avait aucune piste. Aucun indice, rien n’avait été laissé même pas au hasard. Seules les victimes savaient ce qui s’était passé.

Martin dut retourner à l’hôpital. A son arrivé, les sœurs étaient en larme. Il avait un instant pensé au pire.

Il s’était avancé pour comprendre ce qui se passait.

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Monsieur Martin : pourquoi elles pleurent ?

Anita : le docteur est venu nous annoncé que Meda a été violé à plusieurs reprise. Qu’elle a été déchirée et a perdu beaucoup de sang. Il lui faut une transfusion sanguine avant demain matin et cette clinique n’est pas compétente pour ce genre de cas.

Monsieur Martin : on doit la sortir d’ici !

Il ne savait pas sur quel pied danser. Il courut vers la réception pour avoir le numéro d’une ambulance qui pouvait venir au plus tôt.

On lui fit comprendre que le chauffeur n’était pas disponible. Une vive colère lui monta à la tête. Il s’écria à se faire entendre dans toute la clinique.

Monsieur Martin : s’il lui arrive malheur je détruirai cet endroit que vous appelez hôpital. Priez pour qu’elle vive si non vous allez voir.

Ses menaces n’étaient pas volatiles. Pris de peur, un docteur rappela l’ambulance et celle-ci arriva en moins de dix minutes. L’ont compris que ce n’était qu’une histoire de moyen financier.

La petite fut amenée d’urgence à l’hôpital central de la ville. Steve n’avait pas le même problème qu’elle alors il pouvait continuer à recevoir ses soins à la clinique jusqu’à l’arrivé de sa famille.

Martin était assis dans l’ambulance avec deux infirmiers et Meda. Celle-ci était dans le même état que dans cette brousse.

Une fois à l’hôpital, les médecins arrivèrent également à la conclusion de la transfusion sanguine.

Assis dans le bureau du docteur, Martin essayait de comprendre ce qui n’allait pas exactement.

Monsieur Martin : s’il elle est en manque de sang, donnez-lui du sang. Pourquoi ça traine donc autant ?

Docteur : nous avons regardé les réserves et son groupe sanguin ne s’y trouve pas. Il lui faut pourtant recevoir ces soins avant l’aube.

Monsieur Martin : et mon sang ? On ne peut pas l’examiner pour voir si c’est compatible ? Il y’a aussi les secours qui sont là dehors. On peut tous être examiné.

Docteur : si vous tous êtes consentant alors on va le faire. On va commencer par vous.

Il fut amené au laboratoire. Par chance, son sang était compatible avec celui de Meda. Un souffle d’espoir le submergea.

Ils allèrent dans la salle où était couchée la petite. Ils rapprochèrent les deux lits qui s’y trouvaient et installèrent le matériel pour la transfusion.

Couché dans un lit à côté de sa bien-aimée, Martin se demandait bien comment un être humain né avec tous les sens avaient pu faire pareille chose à une enfant.

Il avait cette rage dans le cœur de retrouver ces gens et de leur faire avaler à chacun son acte de naissance.

En même tant il priait pour qu’elle se remette au plus tôt de cette expérience atroce qui allait certainement la marqué à vie.

La quantité de sang nécessaire avait été transfusée. Il était sorti de salle et était retourné à l’accueille après s’être reposé suffisamment.

A son arrivé, Mère Esther était assise sur un banc et certaines sœurs étaient rentrées. Anita était placé au même endroit qu’il l’avait laissé.

Il alla vers la mère qui somnolait et pleurait. Elle sauta de son siège lorsqu’elle le vit arriver.

Mère Esther : où est la petite ? Elle va bien ? je veux la voir on refuse. Je demande ce qu’elle a on ne me dit pas. Pourquoi vous me faites ça ? Vous ne savez pas que l’attente va m’a tuer ?

Monsieur Martin : Elle va se réveiller dans quelques heures. Elle avait besoin de sang et mon sang était compatible. On a déjà réglé ce problème.

Mère Esther : elle n’a jamais eu un problème de sang. Son sang est parti où jusqu’à on dit qu’elle a besoin de sang ?

Il savait que c’était mieux de dire tout ce qui s’était passé. Cette vielle femme pouvait en mourir si elle apprenait cela d’une mauvaise manière.

Il la fit asseoir et s’accroupit devant elle en lui tenant les mains.

Monsieur Martin : Il faut être forte ma mère

Mère Esther : dis-moi ce qui s’est passé

Monsieur Martin : on l’a retrouvé avec beaucoup de sang sur elle. Elle avait perdu trop de sang

Mère Esther : on a poignardé ma petite enfant. Qui a fait ça ? Qui ?

Monsieur Martin : elle a été abusé ma mère. Ils l’ont violé à plusieurs reprises.

Telle une femme assiégée de douleur elle poussa des cris, ceux de la détresse, du désarroi.

Les mains levées vers le ciel, elle implora le créateur que tout cela ne fut qu’une mauvaise blague. Ses pleures avaient alertés beau monde. La calmer était peine perdu.

Anita avait profité de cet instant pour se diriger vers la chambre de Meda. Elle avançait sans se faire remarquer, même pas par ceux qui la croisaient sur le couloir de l’hôpital.

On aurait cru qu’elle était invisible. Une fois devant la chambre de Meda, elle posa la main sur le poignet de la porte et le baissa lentement.

Elle envoya un pied, puis entra. A l’intérieur, ce n’était pas la gamine d’à peine vingt ans qui était entré mais plutôt cette femme rouge de l’autel.

Elle s’approcha de Meda qui venait d’ouvrir les yeux. Posa sa main rouge sur son visage.

-ma belle enfant, dis-moi ce que tu veux qu’on fasse de ces gens qui t’ont fait du mal. Prie mon nom et je viendrai à toi. Prononce la femme rouge trois fois de suite, coupe-toi avec une lame chaude et peint ta poitrine avec ton sang. Tu m’auras prié et je viendrai.

Meda la regardait sans rien dire. Petit à petit, elle ferma à nouveau les yeux et s’endormit.

La femme rouge ouvrit la porte et sortit. De l’autre côté, c’est Anita qu’on voyait sortir.

À suivre...

Ça commence à venir... Qui est vraiment cette Anita ? Vos avis en commentaire et un like pour me soutenir ♥️

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