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LA FEMME ROUGE ÉPISODE 5

GARDONS ESPOIR

Aug 21, 2024 - 9 Minutes

Épisode 5

  1. Le viol 

Elle savait très bien ce qu’elle venait de voir. Ses yeux ne pouvaient pas la tromper à ce point. Seulement, Mère Esther n’y croyait pas un mot et avait accusé son imagination.

Mère Esther : nous sommes ici depuis un bon bout de temps, nous n’avons vu aucune femme. Tu sais qu’il n’y a pas d’habit rouge ici, non ?

Meda : je sais ce que j’ai vu. Elle était là, juste devant l’autel. Elle avait les mains levées vers le ciel et elle priait apparemment. Comment pouvez-vous dire que j’ai imaginé tout ça ? Vous savez très bien que je ne dis pas des choses que je n’ai pas vu.

Mère Esther : surement ce sont ces films effrayant que vous visionnez tous les jours. Salut plutôt ta nouvelle amie. Elle va rester quelques temps avec nous ici au couvant en attendant que sa famille d’adoption vienne la chercher. Comme elle compose le bac elle ira en cours avec toi pour ne pas perdre le fil. Elle s’appelle Anita.

Meda : je m’appelle Meda. Bienvenu parmi nous. J’espère que ton séjour va te plaire.

Anita : je l’espère aussi. La façon que je ne suis même pas encore arrivé et tu vois les choses qu’on ne voit pas la… Hummmm… Qu’on vienne vite me chercher.

Meda regarda la Mère. Ce langage n’était pas celui d’une fille respectueuse. Le statut d’invité la dispensait des réprimandassions.

Mère Esther : vous allez dormir dans la même chambre, tu sais que toutes les chambres sont déjà prise Meda. Essayez de sérer un peu, c’est pour quelques temps seulement. J’espère que tu es d’accord ma fille.

Anita : d’accord ma mère, je n’ai pas le choix. Bon, je suis fatigué, je vais aller me reposer. Le voyage a été très long jusqu’ici.

Mère Esther : prends une douche et viens manger, le repas est déjà prêt.

Anita : merci ma mère

Elle s’en alla comme si elle connaissait tous les recoins de cet endroit. Les chambres étaient alignées, celle de Meda était la toute première.

Elle l’ouvrit sans hésiter et y entra comme si fut sa maison.

Meda pensait être la seule à observer son attitude. Mère Esther n’avait pas prêté attention à ce qui venait de se passer. Meda courut vers sa chambre. A son arrivé, Anita avait déjà installé ses affaires.

Elle entra et ferma derrière elle.

Meda : tu es déjà venu dans ce couvant ?

Anita : non, pourquoi ?

Meda : tu as fait comment pour connaitre que c’est ma chambre ici ?

Anita : les choses que je connais, certainement tu ne les connaîtras jamais.

Meda : comment ça ?

Anita : je dis juste que j’ai une bonne intuition. C’est mon comme ça. Quand je dis un truc, c’est que c’est ça.

Meda : d’accord ! C’est bien.

Meda courut voir la Mère Esther qui était assise à la terrasse. N’ayant pas confiance en la nouvelle, elle vouait le faire savoir à sa confidente.

Meda : cette fille est trop bizarre ma Mère. Je ne lui fais pas confiance, elle me fait même peur. Je ne dormirai pas avec elle.

Mère Esther : il ne faut pas porter des jugements sur les gens. Elle ne reste que quelques jours, c’est moins d’une semaine. Ce n’est pas tuant.

Meda : comment se fait-il qu’elle connaisse les recoins de cet endroit comme si elle y vivait ? Et sa façon de nous parler tout à l’heure, sans aucun respect. Je te dis que je n’ai pas confiance en elle.

Mère Esther : essaye de sympathiser avec elle. D’ici demain vous aurez trouvé des points que vous avez en commun. J’en suis certaine. Je sais que tu as toujours été la seule enfant ici mais…

Meda : vous ne me comprenez pas ma mère.

Elle retourna dans sa chambre. Anita était couché, les yeux fermés et les écouteurs aux oreilles.

Meda qui savait cela mal pour la santé, l’avisa pour ouvrir une conversation.

Meda : ce n’est pas bien de dormir avec les écouteurs aux oreilles.

Anita : ce n’est pas bien de faire du commérage. Tu es allé dire à ta bonne femme-là que je ne suis pas la bienvenue ici et ce n’est pas bien du tout.

Meda : j’ai juste dit que tu es bizarre, ce n’est pas du commérage.

Anita : et que tu ne veux pas dormir avec moi

Meda : comment tu sais que j’ai dit tout ça ?

Elle ne lui répondit pas. Malgré la mésentente entre les deux, elles étaient obligées de partager le même espace. La première nuit ne fut pas terrible, bien au contraire.

Elles se trouvèrent des points en commun sur l’école. Un débat sur un cours de philosophie finit par les bercer.

Le lendemain, elles étaient prêtes très tôt pour le lycée. Anita avait mis la seconde ténue de Meda. Elle ne devait y aller que pendant son séjour.

Contrairement à Meda qui était très calme, elle savait se défendre contre les mauvaises langues. Son respect s’arrachait de gré ou de force.

Cela fut manifesté lorsqu’Orlane avait vu la nouvelle recrue rire avec Meda pendant la pause. Elle s’était avancée vers elles pour faire passer un mauvais moment à Meda.

Orlane : humm… Tu ris Meda ? Depuis quand est-ce que tu montres tes dents ici au lycée ?

Anita : toi c’est qui ?

Orlane : c’est sûr que tu es sans parents comme elle. Qui s’assemble se ressemble.

Elle reçut un coup de pieds sur le genou de la part d’Anita. C’était un simple coup aux pieds mais elle eut tellement mal qu’elle s’écroula par terre.

Elle hurlait de douleur. Les élèves commencèrent à s’attrouper. Les enseignants arrivèrent à leur tour. Un enseignant demanda,

-qu’est-ce qui s’est passé ?

Anita : je ne sais pas, elle est resté là jusqu’à commencer à crier. Ou elle a quoi ooh ?

On l’amena jusqu’à l’infirmerie. Lorsqu’on lui demandait ce qui s’était passé, elle répondait exactement ce que venait de dire la mystérieuse Anita.

Pendant qu’on massait le pied d’Orlane, Meda et Anita était assises à l’extérieur de l’infirmerie et attendaient.

Meda : j’espère qu’elle va bien s’en sortir. Sinon je dirai que c’est toi qui l’as botté. Pourquoi tu es méchante comme ça ?

Anita : je te défends et je suis la méchante ? Tu vas voir comment elle va te respecter après ça. Tu vas même me remercier après.

Meda : tu as même botté comment pour qu’elle ait autant mal ?

Anita : c’est de ma faute si elle a les baguettes à la place des jambes ? Regardes qui arrive, ton professeur d’amour chéri.

Monsieur Martin qui avait entendu ce qui s’était passé venait vers l’infirmerie. Ce n’était pas la première fois qu’un élève était admis aux soins médicaux mais le fait d’avoir entendu le nom de sa bien-aimée dans ses histoires ne l’avait pas laissé indifférent.

Tout cela n’expliquait pas comment Anita était au courant du fil étincelant qu’il y avait entre Meda et son enseignant.

Il arriva apeuré mais fut soulagé de voir Meda devant l’infirmerie et non à l’intérieur.

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Monsieur Martin : qu’est-ce qui s’est passé ?

Anita répéta ce qu’elle avait dit plus tôt aux autres enseignants. Meda le regardait sans rien dire car elle ne voulait pas lui mentir.

Monsieur Martin : pourquoi tu ne dis rien Meda ? Je veux avoir toutes les versions des faits.

Meda : je n’ai rien à dire pour le moment

Monsieur Martin : après tu auras à dire ?

Meda : peut-être !

Il les laissa et entra à l’infirmerie. A son arrivé, Orlane allait beaucoup mieux. Elle était debout et prête à retourner en salle.

Lorsqu’elle sortit de l’infirmerie, elle fut émue de voir Meda à l’extérieur et attrister de l’avoir insulté.

Orlane : excuse-moi pour mon comportement envers toi. Je vais désormais mieux te respecter.

Je vais également dire aux autres de te traiter avec tout le respect que tu mérites. Je suis vraiment désolé pour mon comportement.

Personne ne comprenait ce qui se passait. Ce changement n’avait rien de normal. Pendant qu’Orlane et Anita  allaient vers la salle de classe, Meda et son professeur comptait leur pas derrière.

Monsieur Martin : c’est qui la nouvelle ?

Meda : moi-même je ne sais pas trop. Hier je l’ai trouvé à la maison. Elle est là pour quelques jours.

Monsieur Martin : d’accord ! Je vais te laisser, je dois rapidement arriver en ville pour régler quelques affaires. On se voit demain en cours.

Il se pressa le pas. Meda courut rejoindre les autres et elles arrivèrent en salle ensemble. Le cours de la dernière heure n’avait pas beaucoup duré.

Après ce cours, Meda avait décidé de rester réviser tandis qu’Anita avait préféré rentrer. Meda avait l’habitude de faire deux à trois heures de plus à l’école et elle jugeait qu’elle étudiait mieux comme ça.

Un bout de craie en main, elle avait monopolisé ce grand tableau. Il y traitait des exercices de mathématique.

Pendant qu’elle le faisait, Steve arriva.

Steve : la bucheuse… Heureusement que je t’ai trouvé. On va étudier ensemble. Je ne comprends rien en math.

Meda : ne me dérange même pas aujourd’hui.

Steve : je veux juste que tu me montres deux trois trucs et puis je rentre.

Meda : le lycée est même déjà presque vide. Tu fais encore quoi là ?

Steve : je jouais au ballon au stade. J’ai eu soif et je suis venu boire de l’eau. Je ne savais même pas que j’allais te trouver ici.

Meda : on compose la deuxième séquence bientôt. Au lieu d’étudier tu fuis les cours et tu joues au ballon. En tout cas montre-moi ce qui te dérange en math, je t’aide comme je peux.

Steve : tout me dérange. Ou on va même commencer par quoi ooh ?

La jeune fille laissa tomber ses objectifs de la soirée et aida Steve à mieux assimiler ses leçons. Il fut tellement content qu’il voulut la raccompagner jusqu’au couvant.

Il se faisait déjà tard et la nuit tombait presque. Pendant qu’ils avançaient, Meda lui racontait ce qu’elle avait cru voir le jour d’avant.

Tout comme la Mère Esther, Steve accusa l’imagination trop débordante de Meda.

Meda : je dis ma chose que j’ai vu avec mes yeux vous ne me croyez pas hein. En tout cas… Je sais ce que j’ai vu.

Steve : tu es dans une salle, tu vois un truc seule comment ? Personne d’autre ne voit et tu dis que c’est vrai ? Surement tu rêvais trop de ton professeur.

Meda : aka laisse-moi !

Steve : je connais un raccourci pour vite arriver au couvant. Vient-on passe par là, ma mère vends au carrefour. Je ne veux pas qu’elle me voit ici. Elle va dire que je drague déjà les filles jusqu’à les accompagner chez elles.

Meda : mieux tu me laisses ici. Je vais continuer seule

Steve : je t’ai dit que j’allais t’accompagner jusqu’à la maison. Je ne peux pas te laisser à mi-chemin.

L’adage du raccourci tue les avait échappés. Innocents, ils avaient emprunté ce chemin vide de personnes et d’animaux.

Ils marchaient en ricanant sans s’apercevoir que la nuit tombait de plus en plus. Lorsqu’ils furent complètement isolés, un homme arriva vers eux.

-vous partez où ?

Meda : on rentre chez nous

-placez-vous à côté.

Leur cœur se mit à battre. Ils ne savaient pas quoi faire. Steve tint la main de Meda pour la rassurer. Elle tremblait de partout.

Un autre homme sortit de nulle part. C’était un élève du lycée. Un troisième arriva. Steve les remarqua tous.

Steve : les gars, laissez nous passer. J’ai gagné de l’argent au match. Vous pouvez tout prendre.

Il leur remit toutes les pièces qu’il avait sur lui. Ils n’étaient pas satisfaits.

-et toi petite fille, tu as quoi pour nous ?

Meda : je n’ai pas d’argents. Je suis désolé

-mais tu as un beau corps. Ça nous suffit

Steve : non les gars, ne faites pas ça. Je vous ai déjà donné tout ce qu’on a comme…

Pendant qu’il parlait encore, il reçut un coup derrière la tête et se retrouva par terre. Il ne bougeait plus.

Meda : vous l’avez tué ? Pourquoi vous avez fait ça ? Il vous a fait quoi ? Steve…

Ils l’arrachèrent du sol et l’menèrent dans une broussaille non loin de la route. Ils étouffèrent ses hurlements avec un bout de tissus et arrêtèrent sa gesticulation en la bloquant par terre.

Après l’avoir débarrasser de son dessous, le premier homme baissa la fermeture de son pantalon et s’allongea sur la gamine en la tenant fortement tandis que ses amis étouffaient les hurlements.

Sans aucune pitié pour cette enfant à fleur d’âge, il lui envoya un coup sec. Les écoulements de sang n’étaient pour lui un problème.

Il en faisait un plaisir. Il finit sa besogne à son camarade qui fit de même jusqu’à ce que les trois prennent son innocence à la petite Meda.

Etendu au milieu de cette broussaille, elle ne cria pas lorsque ses bourreaux libérèrent sa bouche. Elle ne bougea pas lorsqu’ils s’enfuirent.

Elle ferma les yeux et perdit progressivement connaissance en se demandant où se trouvait Dieu pendant qu’on lui volait sa dignité.

À suivre...

Un épisode très triste 😢😢😢 vos impressions en commentaire et un like s'il vous plaît 😘

Bisous ♥️