LA FEMME ROUGE ÉPISODE 4
GARDONS ESPOIR
Épisode 4
- L'invité
Meda : je n'ai rien fait de mal ma mère, je vous assure.
Meda : je l'ai juste raccompagné jusqu'au coin de la rue et on a beaucoup parlé. Il me donnait des instructions pour la classe parce qu'il voyage pour une semaine.
Mère Esther : je suis peut-être vielle mais j'ai aussi fréquenté dans un lycée comme toi. Je sais que lorsqu'un enseignant doit être absent il le dit à l'école et on se charge de lui trouver une personne pour le remplacer durant ce temps. Il te donne les instructions que tu es qui ? Ne me mens pas jeune fille, tu sais très bien que je n'aime pas les mensonges.
Meda : je pas encore fais mes devoirs ma mère.
Mère Esther : comme ça tu fuis la conversation ?
Meda : à plus tard ma mère, on va se revoir à l'heure de la prière
Elle s'en alla, laissant la mère Esther dans tous ses états. Cette femme qui avait tout quitté pour suivre les voies du seigneur et qui étaient tombé sur ce nourrisson retiré des flammes.
Elle avait fait de Meda son coup de cœur. Elle qui devait avoir pour seul maitre de son cœur le seigneur, s'était éprise de cet enfant comme si elle l'avait mis au monde.
Elle savait que la petite était troublée par Martin et elle avait également vu le regard de celui-ci sur elle. Ne pouvant se mettre entre eux, La Mère ne pouvait que prodiguer des conseils et prier que la petite soit sur une bonne voie.
Deux jours étaient passés. Le temps allait tellement lentement pour Meda. Les heures étaient interminables, l'attente éternelle. Elle n'en était qu'à une journée sans voir son prince et se voyait déjà vieillir toute seule.
Elle passait ses heures libres couchée sur la table en classe. Elle ne sortait pas en pause et priait pour que le temps accélère un tant soit peu le rythme.
Ce jeudi matin, le professeur chargé de remplacer Martin n'était pas venu. Comme depuis mardi, Meda était couché sur la table à rêvasser de la semaine suivante. Un garçon d'une autre salle arriva et posa la main sur son épaule.
Elle se releva directement. Elle le voyait par moment dans la cour avec un groupe de trois autre garçons très apeurant mais ne s'étaient jamais approché d'eux.
Elle ne comprenait pas ce qu'il voulait au point de la toucher. Elle retira très rapidement sa main et se leva.
Meda : toi c'est qui ? Tu veux quoi ? Tu me touches pourquoi ?
-moi c'est Steve, je te veux, je te touche parce que j'en ai envie.
Meda : si tu es venu chercher tes copines, elles sont là derrière. Vas les chercher et laisse-moi tranquille.Si elles t'ont envoyé pour me déranger sache que je ne suis même pas d'humeur aujourd'hui. Pardon seulement
Steve : je veux juste qu'on parle un peu. Tu es trop timide, je veux que tu sois un peu plus croustillante.
Meda : je ne suis pas le biscuit ni les croquettes. Je vais rester comme je suis. Pardon pars
Steve : je ne peux pas partir. Assois toi, je te dis ce que je suis venu te dire.
Meda : dans ta salle de classe il n'y a pas cours ?
Steve : il y'a cours mais je préfère être ici avec toi. Prends place s'il te plait.
Meda : voilà Orlane qui nous regarde. Tu sais qu'elle n'a d'yeux que pour toi. Si jamais tu me fais des avances elle va creuser une tombe jusqu'à me jeter dedans. Je ne veux même pas les problèmes. Si tu veux la rendre jalouse, vas voir une autre pour ça.
Steve : en fait je ne veux pas te faire des avances, je veux juste qu'on soit des camarades ou des amis, tout ce que tu voudras mais je ne veux plus te voir comme une grand-mère qui a tous les problèmes de la terre. En plus si je te drague Martin risque me donner zéro toute l'année.
Meda : quoi ?
Steve : ne tape pas le système avec moi. Tout le monde sait que vous sortez ensemble. Même si vous n'êtes pas encore bien ensemble on sait qu'il y'a une étincelle entre vous. Je mens ?
Meda : tu mens. C'est le professeur et je suis l'élève. On s'admire et c'est tout. Si tu es venu me sonder pour aller raconter saches que c'est raté.
Steve : donc tu vas rester debout ? Tu as peur de moi ? Je ne mords pas hein
Meda : si tu veux tu restes ici. Mère Esther va t'assommer avec la bible tu vas comprendre.
Steve : je ne pars pas. Je vais rester là jusqu'à ce que tu t'asseyes.
Elle s'assit brusquement.
Meda : je suis assise, pars !
Orlane qui les observait de loin ne supportait pas de voir son ex d'il y'a quelques heures courtiser son ennemi. Elle arriva en cascades avec les yeux rouges et noyés de larmes.
Orlane : à peine c'est fini entre nous que tu dragues déjà ? En plus tu drague quoi ? Ça ? Tu fais ça comment ? Je ne suis pas assez bien pour toi ? Tu lui trouve quoi à cette chose ?
Steve : elle est humble, intelligente, patiente et certainement mille fois plus belle que toi. Je ne la drague pas, je sais que je ne serai pas à sa hauteur en plus c'est le dossier d'un grand prof.
Orlane : tu me parles comme ça Steve ? À cause de cette fille. Tu ne la drague pas et tu fais quoi ici ? Assise avec elle alors qu'on fait cours dans votre classe.
Tous les élèves étaient déjà autour d'eux. Meda se faufila somme elle savait si bien le faire et elle s'en alla. Ce n'était pas encore l'heure de la pause mais elle alla rester au pied du grand arbre jusqu'à la sonnerie.
Steve revint la voir le vendredi et puis le samedi pendant les cours de remise à niveau. Elle finit par sympathiser avec lui.
Il semblait être une bonne personne même si elle ne s'y mettait pas complètement. Elle avait peur qu'il finisse par la courtiser.
Son long moment d'attente allait enfin être récompensé. C'était le lundi matin et elle savait que son professeur devait être déjà de retour.
Contrairement au lundi passé où elle était arrivé en retard à l'école, elle fut quasiment la première au portail cette fois. A son arrivé, le portier n'avait pas encore ouvert. Elle attendait devant le portail. Steve arriva à son tour et ils se mirent à discuter.
Steve : tu viens tôt comme ça pour faire quoi ?
Meda : tu voulais que je vienne en retard ? Toi-même tu viens tôt pourquoi ? Tu ne marches plus avec ta bande d'amis ?
Steve : je suis sorti dernier de ma classe la séquence dernière. Tu penses vraiment que ces gens sont mes amis ?
Meda : tu me demandes ? C'est toi qui les as choisis, c'est moi ?
Steve : je sais pourquoi tu es venu tôt. C'est parce que Martin sera là aujourd'hui. Je mens ??
Meda : laisse-moi tranquille avec cette histoire.
Pendant qu'ils se disputaient, on ouvrit le portail. Ils attendirent un long moment et la cérémonie du lundi commença. Sa courte taille ne lui permettait pas de bien voir les enseignants rassemblé de l'autre côté.
Elle guettait entre les petits trous formés dans la foule jusqu'à ce que son œil tombe sur son âme sœur. Elle était tellement contente de le voir. Elle priait que son heure de cours arrive vite.
Les papillons de son ventre s'étaient à nouveau réveillés. Le stress l'avait envahi. Elle souriait sans s'arrêter. Steve ne cessait de la taquiner.
Steve : amour, quand tu nous tiens !
Meda : dis-donc, laisse-moi !
Le premier cours passa rapidement. C'était enfin le moment tant attendu. Curieusement, Monsieur Martin ne la gérait pas du tout. Il n'avait pas posé l'œil sur elle un seul instant. Elle devenait rouge de colère.
Son sourie avait disparu, une tristesse s'était dessinée sur son visage. Elle avait préféré se concentrer sur son cours au lieu de rêver de quelqu'un qui ne la calculait pas.
Elle se disait qu'il avait trouvé mieux pendant son voyage.
Le cours était fini. Tous étaient allés à la pause. Elle avait caché sa tête sous le banc pour ruminer ce petit instant déplaisant. Il était assis juste devant elle et classait ses affaires.
Elle espérait qu'à la fin il vienne vers elle mais il s'en alla sans même la saluer. Elle avait un instant oublié qu'il était l'enseignant et elle l'élève.
Sa journée venait de s'assombrir. Rentrer était la meilleure solution. Par chance pour elle le dernier enseignant n'était pas venu et on leur avait permis de rentrer.
Elle avait vite d'emballer ses affaires et de courir vers la sortie. Elle avançait en bottant les cailloux sur son chemin. Elle aurait tant aimé que les choses se passent comme dans son imagination.
Rentrer à cette heure avec cette mine allait donner des idées à Mère Esther. Elle préféra aller s'asseoir au stade d'à côté et regarder un match qui s'y jouait.
Elle s'était posé sur une large pierre. Pendant qu'elle regardait, elle constata une ombre par terre. Elle leva la tête et le vit placé à côté d'elle.
Il s'assit sans y être invité et la prit par l'épaule. Il la ramena vers elle et lui posa un baiser sur le front.
Comme un caméléon changeant de couleur, elle venait de changer d'humeur. Elle se laissa cajolé et réchauffé un court instant avant de se détacher de lui.
Monsieur Martin : pourquoi étais-tu aussi calme en salle ? Je sais que tu l'es toujours mais aujourd'hui tu étais même triste. Pourtant personne ne t'a dérangé.
Meda : c'était juste ma mine d'aujourd'hui, il n'y avait rien de particulier. Comment était le voyage ?
Monsieur Martin : très bien ! J'ai déposé mes dossiers et si tout se passe bien on va les accepter. Bref, comment était ta semaine ?
Meda : comme ci comme ça, rien de spécial. L'enseignant que vous nous avez laissé n'est même pas venu.
Monsieur Martin : tu m'as beaucoup manqué. Je ne devais pas rentrer aujourd'hui mais rien que pour te voir j'ai fui.
Meda : en salle vous m'avez ignoré
Monsieur Martin : je comprends maintenant ton humeur, (Riant aux éclats). Je savais que tu boudais. Je t'ai dit l'autre jour que je reste un professeur même si je n'ai d'yeux que pour toi en salle. Je me dois de me contenir et de faire mon travail.
Meda : j'ai compris !
Ils se levèrent et commencèrent à marcher en direction du couvant qui n'était pas bien loin du stade. Cette fois ils avançaient main dans la main, parlant des histoires de la vie.
Cet homme était plus un conseillé et un père pour elle. Il la traitait comme si elle fut un œuf qu'il fallait protéger.
Le moment de se séparer et de prendre chacun sa route était arrivé. Ils étaient proches du portail. Elle avait vite fait de soulever sa lèvre supérieure pour exprimer son mécontentement.
Monsieur Martin : si tu commences à faire cette tête on va caller ici. Je ne veux pas que Mère Esther pense du mal de moi. Ce n'est pas bien qu'on reste en route comme ça. Rentres !
Il lui laissa une légère caresse sur la joue et elle s'en alla. A son arrivé, tous étaient dans la cours. Elle ne savait pas ce qui se passait.
Elle avançait avec curiosité en rallongeant son cou pour voir ce qu'on entourait. Mère Esther courut vers elle.
Mère Esther : viens voir ma fille, on a une invitée. C'est toi qu'on attendait même depuis.
Elle alla avec la mère jusqu'à la salle de prière.
De loin Meda remarqua les formes d'une femme dans une robe, une longue robe rouge. Cette femme avait les genoux posés par terre devant l'autel de prière.
Les mains levées vers le ciel, elle priait d'une manière que Meda n'avait encore jamais vue. Et pourquoi une robe aussi longue ? Se demandait la jeune fille.
Mère Esther : Meda, Meda, tu ne salut pas notre invité ? Tu penses à quoi ?
Elle sursauta. La femme en rouge n'était plus là. Il y'avait plutôt devant elle une jeune fille de son âge avec une valise en main.
Elle était perdue, ne comprenait pas ce qui venait de se passer.
Meda : et la femme en rouge, où est-elle passée ?
Mère Esther : laquelle ?
À suivre...
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