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LA FEMME ROUGE ÉPISODE 2

GARDONS ESPOIR

Aug 21, 2024 - 8 Minutes

Épisode 2

  1. Professeur 

La classe s’était tue. C’était la toute première fois qu’elle se défendait de la sorte. Tous la savaient vulnérable et timide. Certains ne connaissaient même pas sa voix.

Pendant qu’elle parlait, un enseignant de chimie du lycée était placé à l’extérieur et observait la scène. Dès qu’elle eut terminé, il entra. Elle courut s’asseoir.

Un calme s’installa dans la salle. Tous savaient que Monsieur Martin Ne Montrait les dents avec personne. Un seul bruit et toute la salle pouvait être punie.

Il scionna les couloirs de la salle, regarda chaque élève sans sourire. Au moindre petit bruit, il frappait sur une table de manière à faire partir les cœurs. Même les mouches quittaient la salle lorsqu’il entrait.

Meda avait particulièrement un faible pour cet enseignant qui lui accordait plus de faveur qu’aux autres. Peut-être était-ce là une autre cause du mécontentement de ses camarades ?

Après avoir fait le tour de toute la classe, il revint devant et prit la parole.

Monsieur Martin : un jour vous comprendrez pourquoi il est important de respecter les autres. Lorsque vous entrerez dans un bureau pour demander un service qui doit changer votre vie et que c’est elle qui sera sur le siège, vous prierez qu’elle ait toujours son cœur d’aujourd’hui.

Une voie lança du fond de la salle,

-on sait que c’est votre copine

Monsieur Martin : que la personne qui a dit ça se lève avec toutes ses affaires et rentre chez lui avant que ça ne devienne autre chose.

Lorsqu’il parlait, ses yeux sortaient de l’orbite. Les mots étaient articulés avec rage. Il fallait avoir plus d’une tête pour contester ses ordres.

Même cet élève indiscipliné n’avait pas pu se fondre parmi les élèves. Il devait sortir avait un grain de honte sur la tête. Apeurer par les heures d’absence, il se mit à supplier l’enseignant.

-je suis désolé monsieur, je ne vais pas recommencer. Je n’ai fait que dire ce que les élèves disent sur vous.

Monsieur Martin : tu es donc le malheureux qui va payer pour tous les autres. Laisses ta langue pendue et on te la coupera. Vas m’attendre à l’extérieur, les toilettes ont besoin de nettoyage.

Meda observait la scène sans rien dire. Elle avait la tête posée sur la table et visionnait son enseignant comme s’il fut un téléviseur.

Malgré sa peur de s’approcher de cet homme frustrant, elle le voyait néanmoins comme étant le plus beau de tous de par son élégance, sa propreté, sa délicatesse lorsqu’il s’adresse à elle.

Elle le pensait marier et trop vieux, elle préférait refouler ce qu’elle appelait un caprice de gamine.

La petite scène était passée, l’enseignant de l’heure était revenu terminer son cours. Pendant la pause, Meda qui n’avait pas vraiment d’ami était comme d’habitude allé se cacher au pied du grand arbre pour regarder les autres.

Elle amassait les nouvelles qu’elle allait raconter à Mère Esther en soirée. Pendant qu’elle observait, Monsieur Martin s’approcha d’elle, lui donna un léger coup sur l’épaule. Elle sursauta.

Meda : oui monsieur, j’ai fait quoi ?

Monsieur Martin : J’admire ton courage, tu n’es pas comme les autres filles de ton âge.

Meda : ce n’est que normal, toutes les autres filles ont une famille. Moi j’ai mes bonnes sœurs

Monsieur Martin : je te trouve bien ingrate jeune fille. D’autres n’ont même pas eu la chance de continuer leur vie dans un couvant comme toi car ils sont morts. D’autres ont grandi dans la rue car il n’y avait personne pour les prendre en charge. Certains sont devenus des voleurs par manque de nourriture. Mais toi tu as été béni par ces femmes qui t’ont inconditionnellement donné leur amour. Sois plus reconnaissante.

Ces paroles avaient touché son cœur. Elle ne voyait plus que lui. Adossé au pied du grand arbre, il parlait avec tellement d’assurance. Elle se dit ‘’si je pouvais un seul instant lui sauter dessus’’.

Au même moment elle se disait ‘’pardonnez-moi mon Dieu, je ne suis qu’une pécheresse’’. Perdu dans ses pensées, elle n’avait pas entendu la fin de sa phrase. Elle s’était contentée d’hocher la tête pour confirmer ses dires.

Lui demander s’il était marié était bien trop déplacé. Elle se contenta de rester là à l’écouter parler, lui qui avait toujours à dire.

Monsieur Martin : tu sais, lorsque je chercherai même femme du mariage, c’est toi qui me diras si elle me convient.

Une joie envahit le cœur de la jeune fille. Il n’était pas marié. Il avait dit cela comme s’il lisait dans ses pensées.

Meda : vous n’êtes pas marié ?

Monsieur Martin : je suis trop jeune pour me marier, j’ai encore du chemin à faire. On cherche même bien ma femme n’est pas encore née.

Meda : pourquoi vous dites ça ?

Monsieur Martin : juste comme ça. Tu penses qu’elle soit déjà née ? Pourquoi je ne suis donc pas avec elle ?

Meda : vous devez encore la chercher. Elle est quelque part et n’attend que vous.

La conversation était devenue plus fluide entre eux. Ils s’étaient séparés pour se retrouver en salle car s’était l’heure du cours de chimie. Pendant qu’il dispensait son cours, elle avait comme des papillons dans le ventre.

Ces chatouillements qui envahissent tout le corps lorsqu’on se trouve face à la personne qui nous fait chavirer le cœur. Cette montée de chaleur qui nous fait transpirer dans le froid. Meda ressentait tout cela à la fois.

A trop rêver d’amour et non de la chimie, elle finit par s’endormir pendant le cours. Un violent coup de main sur la table la réveilla.

Monsieur Martin : vous dormez madame. Pendant mon cours vous dormez sans aucune gêne. Allez marcher un peu.

Meda : je ne dors pas monsieur, j’ai juste fermé les yeux un court instant pour… Pour réfléchir sur l’équation que vous avez posée au tableau. Je ne dors pas, je vous assure.

Monsieur Martin : en plus vous me prenez pour un fou.

Orlane : monsieur elle dit que vous êtes aveugle

Toute la classe se mit à rire.

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Monsieur Martin : sortez toute les deux et allez rejoindre votre ami au toilette. Je n’aime pas le désordre.

Les rêves d’amour qu’elle venait de faire s’en allèrent. Une rage contre son professeur prit le dessus. Elle sortit de salle sans le regarder. Il continua à dispenser son cours comme si elle n’existait pas.

Sur le chemin avec Orlane pour les toilettes, celle-ci ne manqua pas d’être désagréable.

Orlane : tout ça c’est à cause de toi. On fait le cours tu dors comment ? Voilà qu’on se retrouve dehors.

Elle ne lui répondit pas.

Orlane : je te parle. Tu dois t’arrêter et m’écouter. Respectes moi un peu

Meda mettait en application la vieille méthode de l’imbécile. Le coup de silence était sa réponse. Elle marqua des pas plus longs et plus rapide pour ne plus avoir à écouter cette hippie.

Une fois un peu plus loin, elle laissa s’échapper quelques goûtes de larmes avant de commencer sa punition qu’elle jugeait non méritée.

Pendant qu’elle travaillait rapidement pour rattraper le cours, Orlane monta un coup contre elle. Les endroits déjà nettoyé par Meda et à nouveau salit par Orlane.

Celle-ci ramassait toute sorte de déchet à l’extérieur et venait les verser par terre. Avant que Meda ne s’en rende compte, Orlane était allé chercher un surveillant pour qu’il vienne constater la situation qu’elle avait expliquée inversement.

Orlane : je nettoie, elle salit. Je ne sais pas ce qu’elle me prend. Elle me déteste mais ce qu’elle fait là m’insupporte.

Le surveillant trouva Meda rouge de colère. Elle ne put se retenir et se jeta sur Orlane en criant.

Meda : c’est toi qui as fait ça. Pourquoi tu me détestes comme ça ? Je t’ai fait quoi ?

Le surveillant les sépara et donna une gifle à Meda qui la bouscula jusqu’au sol, dans une flaque d’eau. Elle se mit à pleurer à chaude larme, à se morfondre sur elle-même. Orlane fut renvoyé en salle et on doubla la punition de Meda.

Elle devait nettoyer les toilettes à nouveau et balayer toutes les vérandas de l’établissement. Cela signifiait qu’elle devait perdre tout le reste de cours de cette journée.

Elle tenait Monsieur Martin comme étant l’unique responsable de tout cela. Lui qui l’attendait impatiemment en salle. A la grande surprise du professeur, Orlane revint toute seule.

Monsieur Martin : et Meda, où est-elle ?

Orlane : elle a essayé de me frapper. On a doublé sa punition.

Monsieur Martin : tu as fait quoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Orlane : je sais moi que quoi ? Elle est comme ça. Toujours méchante. En tout cas elle a eu ce qu’elle mérite. C’est bien fait pour elle.

Monsieur Martin : tu penses que qui peut même te croire ?

-je Wanda, lança une voie

Monsieur Martin : tu es une menteuse. Jamais tu ne dis la vérité. Tu te peins de mensonge et c’est ce qui va te mener à ta perte si tu ne changes pas. Tu penses vraiment que quelqu’un a avalé ce ne serai ce qu’une seule des paroles que tu viens d’avancer ?

Orlane : je ne demande à personne de me croire. Je relate juste ce qui s’est passé.

Monsieur Martin : dans quelques mois vous allez passer vos examens. Je vous souhaite de réussir et d’enlever la tenue. C’est là que commencera la vraie vie. J’espère que vous laisserez tous ici vos comportements d’enfants insensés. Si vous continuez dans la même lancée, vous allez tous finir chômeur professionnel. Le cours est terminé pour aujourd’hui.


Lui qui avait pour habitude de finir avec son cours au point de grignoter les heures de pause, avait laissé une marge de plus trente minutes avant la fin.

Il était allé laisser ses affaires dans la salle des enseignants et avait couru jusqu’aux toilettes. Elle n’y était plus. Il se mit à la chercher dans tout l’établissement. Il la trouva enfin. Elle était en plein nettoyage.

Sa tenue était toute sale, ses yeux rouges et son visage mouillé de ses larmes. Il alla vers elle. Malgré le regard flouté, elle remarqua sa silhouetté. Sa colère était débordante.

Monsieur Martin : qu’est-ce qui s’est passé ?

Elle continua son travail sans rien dire. Elle avait un instant oublié qu’il était le professeur et qu’elle avait pour obligation de lui répondre. Il avait oublié qu’elle était l’élève et qu’il avait pour obligation d’exiger une réponse.

Monsieur Martin : réponds-moi s’il te plait. Ne me boude pas comme ça

Meda : je vous réponds pour faire quoi maintenant ? Voilà que je vais perdre tous les cours de la journée à cause de vous. Je ne dormais même pas.

Monsieur Martin : ici on ne parle pas des choses qui se sont passé en salle. On parle de ce qui s’est passé lorsque vous arrivé aux toilettes. En plus tu es sûr que tu ne dormais pas ?

Meda : j’avais juste les yeux fermés, rien que ça. Vous n’êtes pas gentil avec moi.

Monsieur Martin : tu veux que je fasse quoi là maintenant ? Je ne peux pas contrer ta punition. C’est un surveillant qui t’a donné ça.

Meda : je veux que vous partiez et que vous me laissiez finir mon travail. Je ne peux pas travailler si vous êtes là comme ça.

Monsieur Martin : et moi je ne peux rien faire si tu es dans cet état. Je veux bien m’excuser mais en tant qu’enseignant je dois être impartial avec les élèves. Même si mon coup de cœur se trouve parmi eux.

Elle arrêta un moment de travailler. Ce qu’elle venait d’entendre lui avait caressé le cœur. Tête baissé, elle avait esquissé un petit sourire et laissait ses oreilles être bercé par le son de ces belles paroles.

Dans ses malheurs à venir, cet homme était certainement son ange gardien, son espoir.

#À_suivre…

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