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MON BOURREAU ÉPISODE FINAL

GARDONS ESPOIR

Aug 18, 2024 - 11 Minutes

Épisode final 

  1. Et c'est là que je finirai ma vie 

Un jour, le docteur Mathias vint me faire sortir de la chambre et m'amena dans un autre centre de santé. Il me confia à un homme qui m'amena dans une salle remplie d'apareilles.

Celui-ci m'aida à me débarrasser de mes vêtements et me posa sur le lit. Il passait et repassait une sorte de machine sur mon ventre en parlant.

-là c'est la tête, il est bien positionné. Ici c'est son ventre...

Ces phrases commencèrent à m'ouvrir les yeux. Les choses devenaient de plus en plus claires. Les conversations de Mathias et Paul s'éclaircissaient dans ma tête.

Moi : c'est mon bébé?

Il fut étonné de m'entendre parler car il me savait folle.

-oui ma chère, c'est ton bébé. C'est un garçon

Moi : je suis donc enceinte, c'est ça?

-oui, tu es enceinte de sept mois déjà. Bientôt le beau bébé va venir au monde.

Moi : mais ils veulent me l'enlever. Ils disent que je ne vais pas le garder. Pourquoi ils disent ça? Moi je veux garder mon bébé.

Je commençais à m'agiter sur le lit. Une bonne poigné de médecin arriva et on réussit à me neutraliser. Mathias me ramena après avoir reçu les résultats de mon échographie. Il en était très content. La grossesse n'avait aucun problème. Une fois de retour au centre, il m'amena dans ma chambre et prit une place près de moi.

Dr Mathias : Muriel, tu m'entends?

Moi : je vous entends

Dr Mathias : d'accord, c'est déjà une bonne chose. Tu sais ce que tu as dans le ventre?

Moi : c'est mon bébé et personne ne va le prendre. Je refuse que vous l'ameniez sous prétexte que je suis folle. Je vais aller vivre avec lui et mes parents en Amérique et nous allons être très heureux même si Paul ne veut plus de moi.

J'étais de nouveau devenu agressive. Malgré les efforts à répétition de tout mon aide-soignant pour que je retrouve ma santé, je partais chaque jour un peu plus. J'étais juste consciente du fait que j'avais un enfant et que personne ne devait me le prendre.

Les jours de mon terme approchait, d'apres Mathias, je devais accoucher dans une semaine au plus tard. Cependant, les nouveaux examens fait jugeaient mon corps bien trop faible pour mettre au monde le bébé.

Une césarienne s'imposait du fait qu'ils ne savaient même pas si j'allais pouvoir pousser ou pas. Outre cela, mon diagnostique m'empêchait d'avoir encore un jour d'autres enfants.

La semaine avait vite fait de passer. On me surveillait en permanence pour ne pas rater le moment où je perdrai les eaux. Je ne séjournais même plus dans ce minuscule centre mais plutôt dans le district de la ville.

Dès que je perdis les eaux et que le travail commença, on m'amena tout de suite dans une salle où tous portaient du bleu. Je voyais encore ce qui se passait pendant quelques secondes et puis plus rien. Ils m'avaient anesthésié.

Je me réveillai des heures plus tard dans une autre salle. Mon vente n'était plus très ballonnée. Je me sentais heureuse, je savais que mon bébé était né.

Un sourire m'illumina le visage lorsqu'une jeune fille amena mon beau garçon dans mes bras. Mes idées s'étaient reconstruites en ce moment. J'étais très délicat avec lui.

Moi : oui mon bébé, c'est maman. C'est ta maman...

Avec cet enfant, je voulais que les choses s'arrangent. Mathias avait compris que la clé de ma guérison était cet enfant. Nous avions passé trois jours dans cet hôpital et au retour, on n'alla plus au centre où j'étais interné mais dans la grande propriété qu’avait construite Mathias.

Il m'avait aménagé une chambre pour nouvelle maman. Il y avait tout ce qu'il fallait. Le temps s'était écroulé, j'avais appris à allaiter mon fils, à l'aimer. Il m'avait guéri de mes maux. Il venait d'avoir trois mois.

Depuis ma chambre, j'entendais Mathias empêcher Paul d'arriver jusqu'à moi.

Dr Mathias : tu ne peux pas lui prendre cet enfant. Elle guérie déjà depuis qu'elle a accouché. Cette jeune femme a besoin d'une seconde chance dans sa vie.

Paul : et moi alors? J'ai droit à quoi? Je ne peux pas la laisser pourrir la vie de mon fils comme elle a pourri la mienne. Je ne veux pas que les choses se passent de la même façon.

Dr Mathias : si tu fais ça, si tu oses faire ce que tu as dans la tête, tu pourras oublier que je fais partir de ta famille.

Paul : si ça peut empêcher à mon fils d'avoir une mère comme celle-là alors je peux me mettre tout le monde sur le dos.

Je ne pouvais pas rester là. Par la fenêtre, j'atteris au sol avec mon fils. Je courais encore et encore sans jamais savoir où aller. Je savais juste que je devais courir. Une fois devant ce pont, une voiture gara devant moi. Paul sortit de là.

Mes yeux allaient dans tous les sens. Je serais mon bébé fort dans les bras pour qu'il ne me l'enlève pas. Il n'avait pas le droit de faire ça. Mais il l'avait fait. Il s'approcha de moi avec deux autres hommes de l'assistance sociale.

Il ne me regardait pas, certainement parce qu'il avait honte de ce qu'il faisait. Je criais pour qu'ils ne me touchent pas, je criais pour qu'ils ne touchent pas mon fils. Je ne pouvais plus supporter ça alors je suppliais à genou devant Peul.

Moi : je t'en conjure Paul, si tu prends mon bébé, permet moi de venir avec vous. J'ai déjà tout perdu. Il ne me reste plus rien dans cette vie.

Paul : tu as encore ta folle d'Astride qui a corrompu toute la prison. Elle sort de là quand et comme elle veut pour faire ce qu'elle veut. Elle viendra certainement te rendre visite un de ces jours.

Il ne voulait rien comprendre. Cet homme robuste m'écarta les bras pendant qu'un autre m'enlevait l'enfant. J'avais sauté dans tous les sens mais pour rien. Lorsqu’il s’en alla sans même prendre la peine d'écouter mes supplications, je me retrouvai seul au milieu de ce nulle part qu'était ma vie.

J'avais les cheveux électrisé et la boue sur tout le corps. Je n'étais plus rien. Je me reprochais de plus en plus du pont car il fallait que quelque chose arrête tout ça.

Je ne pouvais pas continuer comme ça, c'était trop pour moi. J'étais assise là, prête à me laisser tomber. Je voyais même déjà le ciel. Dès que mes mains lâchèrent les barreaux, des hommes m'arrêtèrent. Mathias étaient placé là, il pleurait même pour moi.

Mathias : tant qu'il y'a la vie, il y'a de l'espoir

Il m'avait ramené. Mes nuits étaient désormais les mêmes, le même cauchemar d'une mère à qui on arrache son bébé. Ils me l'avaient pris sans aucun scrupule, sans aucune pitié pour moi.

Chaque jour j'entendais mon fils pleurer. Il cherchait sa mère, il voulait qu'elle lui change sa couche. Il voulait qu'elle lui donne le sein. Je créais tout ça dans ma tête et j'en faisais des dialogues imaginaires.

Ceux pendant cinq longues années. Au moins j'avais encore l'usage de ma parole et de mes membres, jusqu'à ce jour.

Tous les dimanches, Mathias nous amenaient à la cour faire du sport. J'étais la seule malade mentale dans son centre. Il avait certainement eu pitié de moi et m'a permis de rester.

Ce matin, ils avaient oublié de venir me chercher dans ma part de chambre comme tous les autres patients. Lorsqu'on ouvrit la porte, je pensais que c'était pour m'amener. Seulement, l'infirmière se mis devant la porte et laissa entrer mon bourreau.

Elle arriva avec des lunettes noirs et un foulard sur la tête. Elle me regarda un bon moment avant de me montrer son visage. Je ne distinguais plus personne alors je restai indifférente.

Astride : je suis venu t'annoncer une nouvelle qui sera pour toi le coup fatale... Il s'agit de ton singleton de fils.

Dès qu'elle prononça le « mon fils », je sentis tout mon corps s'agiter de l'intérieur. Pourquoi parlait-elle de mon fils?

Moi : mon bébé a quoi? Où est mon fils? Je veux mon fils

Astride : il est mort et enterré. Je l'ai tué de mes propres mains.

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Je criais, je criais tellement fort qu'elle due s'en aller avec son infirmière en courant. Lorsque tout le monde arriva dans ma chambre, je ne criai plus. Je ne bougeais plus, ne parlais plus. Même me yeux ne clignais plus.

J'étais figé là, comme une chose qu'on avait posée. Mathias n'y comprenait rien à rien. Examen sur examen mais ça ne changeait rien à mon état de santé. Avec la fortune de mes parents qui me revenait de droit, Mathias m'avait même fait quitter le pays pour me soigner mais les résultats restaient néant.

Il décida donc de ma laisser vivre là, il engagea au fil du temps des jeunes filles pour s'occuper de moi. J'étais comme une reine dans cet endroit, une reine à qui on avait pris sa couronne et toute sa raison de vivre.

Mais non, je vis encore pour voir ce qu'est devenu celle qui m'a fait ça. Je vis pour Astride, mon bourreau. Et voilà donc mon histoire jeune-homme.

RETOUR AU PRESENT

Ce garçon de près de trente ans me regarde avec les larmes aux yeux. Il a passé toute une semaine à lire mon histoire, seulement il ne savait pas que les choses allaient virer au drame comme ça. Il presse sa main contre la mienne, il a quelque chose au bout de la langue qu'il veut me dire.

-oh maman... Ils t'ont fait tellement de mal

En ce moment Mathias sort de nulle part et pose la main sur l'épaule du jeune homme. Il se baisse à mon niveau.

Mathias : ton fils n'est pas mort. Si j'avais su ce qui t'avais empêché de parler ce jour, les choses auraient été autrement. Ton bébé n'est pas mort comme Astride te l'avais fait croire.

Je récupère mon bout de papier car je dois comprendre à quoi il fait allusion.

Moi : il est où alors? Qui t'a dit qu'il n'était pas mort?

Mathias : il y'a quelques jours, Astride est venu ici. Elle m'a tout raconté, depuis son évasion de la prison jusqu'à tout le drame qui a suivi. Elle avait des remords alors elle m'a tout dit. Elle t'avait menti ce jour.

Moi : pourquoi depuis toutes ces années tu ne m'as jamais parlé de mon bébé?

Mathias : parce que Paul l'avait amené un beau matin sans en parler à qui que ce soit à je ne sais où.

Moi : où est donc mon garçon? Où l'a-t-on caché?

Mathias : tu le sais depuis le début. Tu l'as ressenti dès que tu l'as vu.

Ma main se dirige jusqu'à la joue du jeune homme. Il avait tellement pleuré qu'il était devenu tout brillant. C’est le fruit de mes entrailles. Il n'est pas mort.

Il ne sait pas quoi me dire, il reste couché sur mes pieds pendant une bonne dizaine de minute. Le téléphone de Mathias sonne, il nous laisse et revient quelques temps plus tard avec une vielle femme.

Elle est blessé de partout, elle marche à peine avec sa canne. Elle est tellement maigrichonne qu'un coup de vent pourrait l'emporter.

Elle vient vers moi, se met à mon niveau avec ses dernières forces. Même si elle prenait cent ans de plus, je la reconnaitrai toujours.

Astride : pardonne-moi ma fille, je t'ai fait tellement de mal.

Elle s'asseoit sur le ban près de moi et fait un retour dans le passé depuis le jour où elle m'a à nouveau volé mon bonheur.

ASTRIDE

En prison j'avais réussi à créer un nouveau commerce qui marchait très bien. De ce fait, j’étais devenu la reine de ce lieu, on me vénérait presque, surtout celles qui avaient besoin de mes services.

Le directeur avait eu vent de ce que je faisais et il avait voulu me réprimander. Quelques jeux de reins et lui aussi était tombé dans mes bras. Nous avons fait un marché, il devait me laisser sortir de là quand et comme je le voulais mais je devais revenir au bout de deux heures de temps.

Les gardiens avaient également reçu leur part, tous ceux qui pouvaient me rendre service en recevaient un peu. Dans les journaux, le nom de famille de Paul m'avait tout dit. Je savais déjà à qui on avait à faire.

J'étais tellement heureuse de pouvoir te détruire. J'ai contacté des clients à l'extérieur pour une voiture et un bidon d'essence.

Alors que tu t'apprêtais certainement chez toi, je suis allé voir Paul et je lui ai tout raconté. Je savais qu'en sachant cela, ce mariage ne pouvait avoir lieu. Pendant qu'il te traitait de tous les noms, j'avais vite fait de sauter dans la voiture pour aller t'achever.

Tes parents te cherchaient dans toute la maison. J’avais l'une de mes potions qui avait endormit les gardes ainsi que tes parents. C’est alors que...

Moi : assez...

Ma bouche s'était ouverte. Mathias n'en croyait pas. Je parlais.

Moi : ce n'est pas en te confessant que Dieu va te pardonner. On dit de ne pas juger les gens mais je te souhaite l'enfer et tout son champ lexical. Raconte cette histoire à ceux qui voudront avoir pitié de toi.

Mathias : mais Mami, si elle est là c'est pour te demander ton aide. Elle est atteinte d'un cancer du col de l'utérus et on peut encore la sauver. Nous avons juste besoin que tu nous laisses utiliser ta fortune pour...

Depuis toutes ces années, Mathias n'a utilisé mon argent que pour s'occuper de moi. Et même comme ça il y'en a encore pour tout une vie. Je la regarde dans les yeux, je souris. Elle doit énormément souffrir.

Moi : je préfère mettre le feu à toute ma maison avec tout mon argent à l'intérieur plutôt que de te donner un seul centime de cet argent. Maintenant que je peux parler, je veux que Mathias utilise cet argent pour agrandir cet endroit. Que ton cancer te conduise droit en enfer car c'est là que tu m'as laissé.

Mon petit garçon me regarde droit dans les yeux, j'ai l'impression qu'il va prendre le parti d'Astride.

-pour ma part, cette femme devrait être condamnée à mort. Même pas un centime ne va sortir pour elle. Elle ne mérite même pas la vie.

Moi : il manque une dernière personne ici, où est Paul?

Mathias : c'est un peu délicat Mami...

Moi : il est mort, c'est ça?

Mathias : au front de guerre

Moi : j'espère qu'il pourri en enfer

J'ai retrouvé mon fils mais ça n'a rien changé à tout ce que j'ai vécu. La réalité des choses est autrement, même le retour de mon fils ne m'a pas guéri cette fois. Je n'ai même pas pu lui sourire comme vous l'attendiez surement.

À tous ces gens qui pensent qu'en ayant un pied dans la tombe, c'est le moment de pleurer leurs erreurs, sachez que le sort d'Astride vous est réservé. Je ne lui ai pas pardonné, elle est retourné d'où elle venait avec sa maladie.

Je remercie le ciel de ne pas la tuer de ci-tôt. Elle doit vivre longtemps, vivre son enfer sur terre. À ce Paul qui m'a arracher son enfant des bras, que Lucifer le brule comme il le faut.

Vous allez penser que j'exagère, vous n'êtes pas à ma place. À mon fils qui m'a retrouvé après tant d'année, qu'il s'en aille et continu sa vie loin de moi car je ne porte que malheur.

Cet endroit est déjà imprégné en moi. Je n'y sortirai jamais car c'est mon enfer et mon paradis.

Après le départ de tout le monde, j'ai refermé ma bouche et coincé à nouveau mon corps. Comme je le souhaitais, j'ai revu Astride dans toutes ses souffrances. Maintenant, je prie l'ange de la mort de venir abréger les miennes.

Les portes du centre vont se refermer, et c'est là que je finirai ma vie.

#FIN 

Pardon
Rédemption
Maladie Mentale
Traumatisme De Naissance
Séparation Mère-enfant