Literature > Fantasy

MON BOURREAU ÉPISODE 19

GARDONS ESPOIR

Aug 17, 2024 - 10 Minutes

Épisode 19

#Mon_Bourreau

  1. Les flammes 

Je ne cessais de remercier le ciel pour les merveilles de cette nouvelle vie. Hé oui! Je pouvais crier sur tous les toits que j'avais réussis. J'avais juste oublié qu’on ne réussissait pas dans le mensonge.

Après le retour de Paul, les préparatifs du mariage s'étaient accentués. Mes papiers pour l'Amérique devaient être prêts dans un bref délai. Papa m'avait déjà dit tout ce que j'avais à faire. Il devait se charger de tout le reste.

Paul ne voulais plus une relation à distance, d'autant plus qu'on devait se marier. Pour lui, le mieux était que nous partions tous les deux. Mes parents avaient de ce fait tout préparé pour que je sois dans l'une des plus grandes universités de ce pays. J'étais heureuse, tellement heureuse.

Ce matin, maman et moi avions les boutiques à faire. Je me mariais dans un mois et ma robe était encore en Stan bail.

Nous avions quittés la ville pour aller à la capitale visiter une boutique exclusivement pour des robes de mariage. Si ça ne tenait qu'à moi, je les prenais toutes.

Moi : dis maman, toutes ces robes sont tellement belles! Je les prendrai toutes si c'était possible.

Maman : prends celle qu'on a choisi et va en cabine ma chérie.

Le visage de ma mère n'était pas joyeux comme je l'espérais. Elle semblait insatisfaite à chaque fois que je me présentais avec une robe que je trouvais magnifique. Au dernier essayage, je me sentais déjà découragée.

Moi : tu es bizarre maman, aucunes de ces robes ne te plait?

Maman : ce n’est pas ça ma chérie, c'est juste que j'ai un cadeau pour toi mais je ne sais pas si tu vas apprécier.

Moi : un cadeau de toi que je refuse? Allons maman...

Elle ramassa son téléphone et me présenta une belle jeune femme dans une robe de marier. Je n'avais jamais vu une aussi belle robe, même cette boutique n'avait pas des robes comme celle-là.

Moi : waouh... Je veux cette robe maman... Waouh

Maman : c'est la robe avec laquelle je me suis marié, c'est moi sur la photo.

Moi : oh maman... Les mots me manquent.

Maman : je serai la femme la plus heureuse du monde si tu acceptais de mettre cette robe le jour de ton mariage, ton père l’a ramené lors de son dernier voyage sous ma demande. Mais si tu ne...

Moi : mon Dieu ! Tu m'offres ta robe de mariage? Mais maman... Oh merci maman...

Et j'avais coulé des larmes. Je m’étais creuser une place tout douce dans les bras de maman. J'étais heureuse de pouvoir me marier dans cette même robe qu'avait porté ma mère pour s'unir à l'homme de sa vie.

Moi : on rentre tout de suite pour que je l'essaie. Nous avons la même morphologie alors je suis certaine qu'elle va me suffir.

Ce fut le cas. Cette robe était entrée sur moi comme si elle avait été faite pour moi. Lorsque papa entra dans la chambre pendant l'essayage, son regard me faisait voir à quel point le jour de son mariage était le meilleur de sa vie.

Sa première expression fut ce légendaire ''Waouh''. Il me prit dans ses bras sans savoir quoi dire.

Les jours défilaient, je devais me marier dans une semaine. Pour moi, la moindre des choses était d'aller annoncer cette nouvelle à Astride.

Parfois je me dis que c'est mon trop plein d'amour pour mon bourreau qui m'a envoyé dans cette tombe. Malgré le refus de Paul, je tenais tête par rapport à cela.

Paul : cette femme ne cesse de te faire du mal, tu veux aller faire quoi là-bas? Tu penses qu'elle va te faire un cadeau? Tu penses qu'elle va te féliciter? Elle va t'insulter et te battre si possible. Pardon, oublie cette histoire.

Moi : mais je lui dois au moins de m'avoir élevé.

Paul : elle t'a élevé comment? Elle t'a donné quelle éducation? Ma chérie, sors dans mes oreilles avec cette histoire.

Moi : je te trouve injuste

Paul : ne sois pas trop bonne car au bout du compte tu seras conne. Laisse la voir dans les journaux que ses efforts ont été vains. Laisse la voir que tout ce qu'elle a fait pour te détruire a échoué.

Moi : Paul...

Paul : pas de Paul qui tienne. Il m'a fallu de longs moments pour avoir ton sourire et ta bonne humeur en permanence. Ne gâche pas tout ça en allant la voir. Je sais très bien que tu l'aime beaucoup malgré tout mais laisse ce passé.

Moi : d'accord chéri... Ne me gronde plus.

Paul : je veux juste que ce mariage sois parfait, une vraie réussite. Je veux te voir souriante tout le restant de notre vie.

Moi : quand je pense que je vais devenir ta femme... C'est comme un rêve mon chéri

Paul : c'est la réalité ma belle... Bon, je voudrai qu'on parle de quelque chose.

Moi : je t’écoute

Paul : nous allons nous marier dans une semaine, je veux être certain que tu ne me caches absolument rien. Je veux avoir la certitude que j'épouse une femme complètement honnête. Si tu as commis la moindre erreur qui puisse mettre en danger notre couple, dis-le maintenant et arrangeons la situation. Moi particulièrement, je peux te jurer sur la tête de ma sainte mère que je ne te cache rien.

Moi : moi aussi je ne te cache rien mon cœur. Tout va bien .

Oh! Comme je voudrai remonter le temps et écouter ma mère. J'avais tellement caché cette vérité que je mentais à mon homme en le regardant droit dans les yeux. Ma peur de le perdre m'avait rendu bête à la longue.

Ce soir, je rentrai à la maison avec un large sourire aux lèvres comme à chaque fois que je venais de vivre un moment intense avec mon chéri. Il savait me faire ressentir ce que je n'avais jamais ressenti avec aucun client.

Le grand jour était enfin arrivé, je sentais le stress grimper. Depuis le matin, j'avais bu autant de verre d'eaux que je pouvais pour évacuer ce stress. Maman était fatiguée de me répéter de me calmer mais c'était impossible.

Avais-je peur que quelque chose vienne tout gâcher? Mais qu'est-ce qui pouvait bien détruire ce bonheur? Pendant que je mettais ma robe de mariage, maman m'amena mon portable. C’était Paul qui téléphonait. Il voulait absolument me voir.

Moi : mais ça porte mal chance de...

Paul : je veux te voir maintenant. Je suis chez ma mère, marche vite. C'est une question de vie ou de mort

Sans prévenir mes parents, je m'en allai avec empressement dans ma robe. Le ton sur lequel me parlait Paul m'avait beaucoup intrigué, comment pouvait-il parler de mort un jour comme celui-ci? Une fois arrivé, il m'amena directement dans la chambre.

Receive my Stories your e-mail inbox as soon as I publish them.
Subscribe to my Blog

Paul : jure-moi Muriel, jure-moi que tu ne me cache rien. Jure moi que tu m'as tout dis.

Moi : oui chéri, pourquoi tu doutes de moi

Il se mit à pleurer des plus belles. Au lieu d'être dans une pluie de bénédiction, j'étais sous une pluie de larme. Je ne savais quoi faire face à ça.

Moi : mais tu as quoi? Pourquoi tu pleures ? Mais Paul?

En ce moment, mon plus grand cauchemar sorti de la penderie. Elle me regardait avec un rire moqueur. Elle avait gagné cette fois.

Astride : jure aussi que tu n'étais pas couché sur la dépouille de son père quand il est mort. Jure aussi que tu ne sais pas comment nous avons fait pour faire passer ce crime pour règlement de compte.

Moi : Oh mon Dieu... Non... Arrête...

Le jour de mon mariage, un jour de deuil.

Moi : Paul... Je voulais tout te dire mais...

Paul : ne me touche pas... Tu es comme celle qui t'a élevé. Tu ne penses qu'à toi et à ton bonheur. Tu n'as même pas pris en considération le mal que me faisait la mort de mon père. Ta mère et toi l'avez tué.

Moi : non Paul, écoute-moi s'il te plait. Les choses ne se sont pas passées comme ça. Il voulait me battre et je ne faisais que me défendre. Je te...

Paul : tais-toi Muriel, ferme ta bouche. Si réellement tu n'avais rien à te reprocher, si vraiment c'était de la légitime défense, j'aurai pris ton parti devant les tribunaux. Tu as menti parce que c'est toi la sorcière qui l'avait donné des coups de fouets sur le dos.

Moi : je n'étais qu'une gamine Paul... Je ne faisais que me défendre...

Tremper dans mes larmes, aucunes de mes paroles ne semblaient toucher le cœur de Paul. Il se leva et se plaça devant moi. Du revers de la main, il me donna une gifle comme Astride ne m'en avait jamais donné.

J'allai me cogner contre la porte sous les éclats de rire d'Astride qui s'enfuyaient. Paul m'enferma dans la chambre pour aller à la poursuite d'Astride.

Je ne savais par quel moyen elle avait fait pour se retrouver là mais elle y était. Quelques minutes à cogner sur la porte et la maman de Paul vint m'ouvrir.

Magne : mais tu fais quoi enfermé ici? Tu pleures pourquoi? Tout le monde vous attend à la mairie. Même tes parents ne sont pas là.

Sans lui répondre, je sortis de là en courant. Ma robe m'empêchait de lancer de long pas mais je me battais avec. Je n'avais pas un seul sous pour prendre un taxi alors je devais courir. Je voulais tomber dans les bras de ma mère pour lui raconter tout ce qui se passait.

Ce jour est encore gravée dans ma mémoire comme si c'était hier. Ce moment sordide, cette souffrance sans fin. Mon Dieu ! Pourquoi m'avoir tout prit?

Une fois devant le portail, je vis Astride vider un bidon rempli d'essences. L'odeur se propageait à de longues distances.

Moi : nooonnnnn... Maman, papa... Ne fait pas ça Astride, je t'en supplie. Je redeviendrais tout ce que tu veux mais ne fait pas ça. Je t'en conjure.

Astride : désolé ma princesse, j'ai fini en prison et tu penses que tu auras une meilleure fin?

Elle claqua la buchette d'allumette et la laissa tomber avant de s'en aller. Comment avait-elle réussi à avoir une voiture? Dieu seul le sait. Je ne pouvais pas rester là à ne rien faire, je courus à l'intérieur et trouvai mes pauvres parents assommé et ligoté.

Il n'y avait aucun moyen de détacher ces cordes. La fumée m’étouffait, je me sentais partir jusqu'à ce qu'un groupe d'homme arrive. Pendant que certains me faisaient sortir de là, d'autre essayaient de porter mes parents; Astride les avaient ligoté avec une corde commune pour limiter leur chance d'être sauvé.

Où était passé la sécurité de la maison? Je n'en sais rien. Une fois à l'extérieur avec moi, tous entendirent le boommm de l'explosion. Les autres n'avaient pas réussi à sortir. Tout avait explosé, mes parents avaient explosé sous mes yeux.

Je criais, je me débattais, je voulais mourir. Je me sentais devenir folle, tous les boulons sautaient un à un. Mon corps s'affaiblissait, mon cœur battait lentement, ma vision devenait floue, mes paupières se fermaient.

Je tombai comme raide, mais je n'étais pas morte malgré que je le souhaitais de tout mon cœur. Dans ma belle robe de mariage, je sentais l'essence et la fumée. J’empestais des cendres de mes parents.

DES MOIS PLUS TARD

Une lueur de soleil sous mes paupières. J'étais apparemment dans une salle toute blanche. Tout semblait être en mousse, j'étais ligoté à un lit qui lui aussi était en mousse. Je retournais ma tête encore et encore, je voulais comprendre ce que je faisais dans cet endroit qui n'était pas mon lit.

Et cet homme tout vêtu de blanc qui n'était pas mon père, que faisait-il là? Et puis cette grosse femme qui ne ressemblait pas à ma sublime et raffiné maman, qui était donc ces gens?

Je les regardais maintenant avec les yeux grandement ouvert, un autre monsieur était assis en face de moi. Lui il était en costume noir. Je savais que tous ces gens voulaient me tuer, enfin, c'est ce que pensait ma tête.

Hé oui ! J’avais perdu la tête. L'homme en blouse blanche c'était le docteur Mathias et la femme était une infirmière de cet hôpital. Le monsieur en costume c'était Paul, c'était mon Paul, mon amour.

La mort de mes parents venait de faire environ trois mois, je n'étais même pas aller à l'enterrement car j'étais sous sédatif. Mon état n'avait fait que s'empirer jusqu'à ce que je commence à en vouloir à mon corps.

Je me cognais sur tout ce qui pouvait me faire du mal, je voulais me tuer. Paul dut m'interner pour m'éviter de me donner la mort un de ces jours.

Couché dans ce lit, je vivais de bons moments dans ma tête avec mes parents. Je les voyais de près et même de loin. Je me voyais marié à Paul, nous étions dans une grande et belle maison avec nos enfants.

Mes imaginations devenaient pour moi une réalité que j'exprimais en parlant avec mes amours imaginaires. Pendant que ces gens étaient devant moi à s'apitoyer sur mon sort, je parlais toute seule.

Moi : oui Paul... Hahaha, je vais te faire un bon plat pour ce soir. Rentres-tôt et évite de te faire tuer hein...

C'était devenu mon quotidien. J'avais perdu la tête mais j'entendais tout ce qui se disait autour de moi sans rien comprendre.

Paul : je pense que nous allons prendre soin d'elle jusqu'à ce qu'elle se libère. Ensuite, je prends ce qui me revient de droit et je m'en vais.

Dr Mathias : si c'est ce que tu veux alors on ne peut pas faire autrement. Commence la procédure légale pour prouver qu'elle est mentalement instable et donc qu'elle ne pourra pas s'occuper de lui. Comme ça à la naissance, tu pars une fois pour de bon.

Paul : c'est ce qu'on va faire. Même si elle était mentalement stable, je n'accepterai jamais qu'elle élève mon enfant.

Dr Mathias : tu n'as même pas cherché à savoir ce qui s'est vraiment passé...

Paul : je ne veux pas en parler. Les choses ont été dites et faites, j'ai perdu mon père et ma mère aussi. Tout ça à cause d'elle. Elle est à l'image de celle qui l'a élevé.

Après avoir découvert que j'avais contribué à la mort de son mari et que j'ai empiété l'amour de son fils, Magne tomba dans une dépression qui lui empira la santé et la tua finalement.

Ne pouvant supporter cette autre perte, Paul était devenu fou de rage contre moi. Il n'était pas prêt à me laisser cet enfant que je portais. Vous avez bien lu, j'étais enceinte et je ne le savais même pas.

#A_suivre

Vengeance
Mensonge
Traumatisme
Accident
Perte