Interview François Bingono Bingono : « La banalisation du Ndop est une désacralisation blasphématoire. »
Dans une interview exclusive, le patriarche François Bingono Bingono s’insurge contre la désacralisation du sacré au vu du non-respect de l’usage du tissu sacré Ndop ; invite les populations au respect des normes sociales ; met en garde tous les contrevenants tout en rappelant aux gardiens de la tradition des Grassfields de sévir si au-delà de la sensibilisation, il y a des résistances. Pour lui, la vente des ossements humains est une désacralisation blasphématoire comme la profanation du Ndop. Tout en rappelant que les morts ne sont pas morts, il réaffirme que la Religion Traditionnelle Africaine croit à la réincarnation à travers laquelle le Créateur laisse renaître à la vie après la punition dans l’au-delà.
Vision D’Afrique : Nous avons fait un constat que le Ndop jadis utilisé pour les cérémonies funéraires et arboré par les hauts dignitaires traditionnels à des circonstances exceptionnelles est devenu une tenue de ville, au point où certains l’utilisent pour célébrer des mariages. Comment expliquez-vous ce revirement de situation ?
François Bingono Bingono : Je félicite le journal Vision D’Afrique de s'intéresser à des sujets de culture patrimoniale. Conformément au Ndop dont il est question aujourd'hui, je vais avoir un dicton assez fort et même violent qui dit : « un singe avec des attributs de roi reste un singe ». Ce n'est pas parce que quelqu'un s'est rendu au commerce du coin, qu'il a acheté les sacramentaux, les a revêtus, ou en a revêtu son corps qu'il devient un dignitaire, pas du tout.
Toute culture est dynamique et la sacralité d'hier, avec la marche vers un peu plus de modernité à l'occidentale va progressivement se désagréger au point d'atteindre des niveaux de déliquescence. Mais il n’y aura jamais une déliquescence intégrale parce que, le sacré restera sacré tant que les communautés africaines et camerounaises continueront à se mouvoir dans leur milieu naturel.
Le Ndop ou Dze Ndouop ou Nji Ndop est une étoffe traditionnelle et rituelle Bamiléké.
Le Ndop dont nous parlons appartient à la culture patrimoniale du Grassfields. Quand on va au Grassfields l’usage que l’on fait du Ndop est resté respecté. C'est quand on est hors du Grassfields, qu'on peut se plaindre de l’usage qui peut passer pour une exagération à valeur blasphématoire.
Mais quand tu vas dans les chefferies Bamiléké à l'Ouest, on ne fait pas un usage à tort et à travers du Ndop. Et ça c'est la vérité. C'est quand on se détache de son giron géographique culturel que l’on a l'impression que, il y a une désacralisation du sacré. Le sacré reste respecter tant qu’il n’est pas sorti de son milieu géographique.
Les personnes qui ne comptent parmi les dignitaires, qui ne comptent parmi les chefs traditionnels chez les Bamiléké à l'Ouest Cameroun, ne sauraient tutoyer les chefs traditionnels en allant arborer le Ndop en leur présence.
Nous avons vu des nombreux cas des décès parce qu’il y a eu un mauvais usage du Ndop par quelques artistes qui avait même pensé que, étant donné qu’il s’exprimait hors de la sphère culturelle de l’Ouest, Eh bien il pouvait se permettre de bafouer le Ndop. Ils sont nombreux qui sont morts. Donc j’insiste pour dire que la culture sacrée reste respectée tant qu’on reste dans le même giron socio-culturel où cette culture-là a été générée.
Depuis la nuit des temps, le Ndop a régulièrement été utilisé pour les cérémonies funèbres et funéraires, et aussi pour les cérémonies de grand prestige.
Vision D’Afrique : A la question de savoir ce qui justifie cette dépravation, vous avez dit que c’est l’occidentalisation à outrance. Pourquoi la notion du respect de la chose sacrée relève désormais de l’antiquité, vous avez fait une mise en garde que ça demeure d’actualité, puisque certains qui ont osé vouloir violer ce respect ont perdu leur vie. Vous l’affirmez, par ce que vous avez eu à vos enquérir de l’origine de leur mort. Est-ce qu’on peut comprendre par-là que de nombreuses morts enregistrées dans notre société de nos jours sont dues aux violations des différentes lois sociales coutumières? En d’autres termes, est-ce que cette violation des lois coutumières n’est pas à l’origine de la décrépitude de la société ?
Bingono Bingono François : La décrépitude de la société peut en effet trouver l’une de ces raisons dans l’irrespect du civisme et de la moralité patrimoniale. Sauf que l'être humain n'a pas attendu la modernité pour connaître les vices. Le vice est dans l’homme. Le vice a toujours existé de tout temps. Pour moi, c’est une désillusion (illusion de croire que la déliquescence, ce qu’on appelle délinquance juvénile est un fait de la radio, de la télévision et des réseaux sociaux. Je dis non !
La dépravation des mœurs n’est pas quelque chose qu'on enseigne à quelqu’un. L'individu est un être imbu tellement des libertés (liberté de mouvement, liberté d'opinion) que de tout temps, les communautés ont toujours connu des personnes hors la loi. Des personnes qui avaient pour jeu d'affronter la loi et de bafouer. Donc n’allons pas chercher les origines à la déliquescence de la société ailleurs. Face à la délinquance, à l’imoralisation, à l'incivisme, n'allons pas penser qu'il s'agisse là d'un phénomène de contagion.
Le vice est ancré dans l'humain. Et c'est justement pour ça que toutes les communautés ont créé des lois, des normes sociales, des règles, des modalités de vie, parce que justement, l'être humain et si imbu de sa liberté que il ne sait pas toujours respecter ce qui est la loi. Et le canevas de loi est donc là y compris les représailles pour qu’on essaye de contraindre l'humain, de soumettre l'humain au respect de la loi.
Vision D’Afrique : Vous avez dit qu’il y a des lois et des règles qui régissent la société. Mais dans le cas de notre sujet qui concerne le Ndop. Comment est-ce qu’on peut remédier à cette utilisation perverse de ce tissu sacré ?
François Bingono Bingono : L’éducation de la masse populaire est progressive.
Il faut d’abord la sensibilisation. C’est la sensibilisation d'abord. Ensuite l'explication profonde des vrais usages du Ndop. C'est quoi le Ndop ? Quand le porte-t-on ? Qui le porte sur soi ? Donc il faut commencer par cette éducation-là.
Redonner à la jeunesse d'aujourd'hui suffisamment de connaissances de réappropriation de l’éthique d’antan, de l'éthique identitaire, de l'importance de la culture patrimoniale et davantage la culture sacrée. C'est le sacré qui risque de prendre un coup si on ne fait pas suffisamment de sensibilisation sur son importance. La sensibilisation, l’éducation et peut-être plus tard des représailles. Mais je dis prioritairement sensibilisation et éducation.
Cette sensibilisation et éducation ne concerne pas la jeunesse. Cela concerne les adultes. Ce sont les adultes qui commercialisent le Ndop. Il faut également sensibiliser les adultes, éduquer les adultes pour leur dire : autant la modernité nous impose à chercher par divers moyens l'enrichissement, autant nous devions comprendre que tout ne devrait pas faire l'objet de commerce. Tout n'est pas objet de commerce. Tout ne devrait pas servir de monnaie d’échange à la mercantilisation parce que sinon, je vais exagérer, des gens continueront tout.
La vente des ossements humains est une désacralisation blasphématoire comme la profanation du Ndop.
Nous connaissons au Cameroun la sociologie qui est passée maîtresse à la vente de ce qu’on appelle le bois blanc. C’est-à-dire les ossements humains voilà une désacralisation blasphématoire.
Est-ce que parce qu’on veut s’enrichir, alors on peut aller jusqu’à la profanation des tombes et des corps pour aller vendre des ossements humains ? C’est donc la même chose que la banalisation du Ndop.
Sensibiliser, éduquer autant la jeunesse que les adultes. Revisiter à la manière africaine ce qu'il convient d'appeler commerce. Est-ce que tout a valeur commerciale ? Est-ce que tout à valeur marchande ? Il me semble que davantage de sensibilisation et d'éducation devront être faites dans ce domaine-là.
Vision D’Afrique : Communication, éducation, sensibilisation a répondu au volet que proposent l’anthropologue, le sociologue et l’autorité traditionnelle pour remédier à cette situation. Qui doit prendre l’initiative de cette sensibilisation, éducation et bien évidemment les représailles ?
François Bingono Bingono : Le sujet dont nous parlons est un sujet identitaire culturel. Les premières personnes concernées sont donc les dignitaires coutumiers. C'est à dire les chefferies traditionnelles. Ce sont les chefferies traditionnelles qui devraient être les premières à sensibiliser à partir de la toute première école qui est la famille. Le père et la mère, ce sont eux qui doivent commencer cette éducation-là au moment où ils élèvent leur progéniture.
Ensuite donc la chefferie traditionnelle. Je crois qu’à ce niveau-là c'est même déjà suffisant. Cette sensibilisation-là n’a pas besoin de sortir si elle est suffisamment faite dans les chefferies. Cela devrait pouvoir marcher. Parce que la chefferie et le chef traditionnel ont pour devoir la préservation de la culture patrimoniale et y compris le Ndop ; la production du patrimoine culturel et y compris le Ndop ; la diffusion du patrimoine culturel et y compris le Ndop.
Si le chef prenait suffisamment ses responsabilités, alors ce problème pourrait trouver une solution. Et pourquoi pas, des solutions définitives.
Vision D’Afrique : Ça c'est une autre mission que vous nous confiez. Nous allons essayer de nous rapprocher d’eux pour attirer leur attention par rapport à cette situation qui nous écœure suffisamment.
Sans être un oiseau de mauvais augure, les modernistes disent que cette dépravation des mœurs est une révolution expansionniste de la culture des Grassfields. Par contre les concertateurs et les traditionalistes, connaissant la rigueur de la tradition, dirons en d’autres termes que c’est une colonisation vestimentaire des Grassfields. Ce qui sera fort appréciable, mais est-ce que tel est vraiment le cas ?
François Bingono Bingono : Non, non et non. Ce n’est pas du tout le cas pour parler du Ndop qui appartient à la sacralité des Grassfields. S'il quitte son domaine sacré pour la popularisation, le sacré n’est plus sacré. Il est profané. Et du coup, le Ndop va perdre sa valeur. Quand le vendeur de soya pourra donc se draper de Ndop pendant qu'il vend le soya ; celui qui pousse en ville là où le brouettier qu’il porte le Ndop, je crois que le côté externalisation, exportation de la culture Grassfields est tout de suite dilué. Et il n’y a plus de valeur. Personne ne dira « Ah, nous sommes très heureux parce que nous voyons le Ndop partout même chez des gens qui vont au champ». Non pas du tout. Il y a bien d'autres choses dans la culture patrimoniale des Grassfields que l'on peut exporter mais pas jusqu’au sacré. Pas jusqu’au sacré. Non, c’est un sacrilège.
Vision D’Afrique : Est-ce que les traditionalistes peuvent se réjouir de voir ainsi foulé aux pieds ce qui est considéré comme sacré. Vous venez d’y répondre puisque par cette banalisation du sacré, ils perdent leur notoriété. Pour conclure est-il possible de mettre fin à cette volteface qui conduit notre société à la dérive ou à la déperdition. Vous avez dit qu’au-delà de la sensibilisation il faut la répression. Quoi d’autre ?
François Bingono Bingono : Oui je l’ai dit ! Aucun mal n’est sans remède. Tout problème a une solution. Si la sensibilisation et l’éducation ne marchent pas, on pourrait bien songer à des formes de représailles.
Extrapolons un peu, comme on parle du costume et du vêtement. Allons y voir comment ça se passe au ministère de la défense. À une époque, on voyait monsieur tout le monde arborer les tenues militaires. On achetait au marché des tricots et autres camouflets avec les motifs des tenues militaires. Si tôt qu’on a sonné le holà, on ne voit plus les civiles porter des vêtements militaire. Même sur les étals au marché, ces tenues ont disparu à tel enseigne que même dans les villages, les gens ont peur de mettre les tenues militaires pour aller aux champs parce qu'ils se disent qu'on pourrait toujours aller les cueillir là-bas. Donc, ce n'est pas difficile.
Je quitte le domaine du costume pour parlez de la discipline dans la ville de Yaoundé. L’exemple est parti de la ville de Yaoundé avec le seigneur TSIMI EVOUNA qui grâce aux sabots a réussi à discipliner les automobilistes. On ne garde plus n’importe comment qui qu’on soit, colonel, ministre, général ou grands commerçants on ne garde plus n’importe comment. Ça veut donc dire qu’aucun mal n’est sans solution. Il y a toujours des modalités mise à mort des dégâts et des comportements pervers.
Où vont les morts ?
Vision D’Afrique : Monsieur Bingono Bingono, l’anthropologue, puisqu’on parle du Ndop pour les cérémonies funéraires. Nous voulons savoir où vont les morts ?
François Bingono Bingono : Nous ne sommes pas venus ici-bas pour y demeurer. Nous sortons de l'au-delà qui est un monde immatériel. Nous venons vivre sur terre dans le monde matériel. Et un jour, nous retournons d’où nous sommes venus. C’est-à-dire dans le monde immatériel. Où vont les morts ?
Les morts retournent à leur origine. Mais cette origine-là est alors très diversifiée parce qu’en fonction du genre de vie qu'on a vécu en société sur terre, si on a été un agent de troubles sociaux, un agent de désordre sociaux, un agent que l’église chrétienne appelle ‘‘le péché’’, bien sûr qu'en retournant dans l'au-delà, on n’ira pas dans un au-delà de sérénité, d'harmonie. Hé !hé ! Pas du tout ! On retourne dans un au-delà fait de punitions et de représailles. C'est-à-dire là où on va se purifier de tout le mal qu'on a fait dans le monde des vivants.
Ainsi la vertu est-elle prônée partout ? Mener une vie vertueuse n'a pas attendu l'arrivée du Christianisme ou de l'Islam. On savait bien que celui qui n'a pas mené une vie sociétale paisible a des représailles qui l'attendent dans l'au-delà. En revanche, ceux qui ont donc fait des efforts pour mener une vie vertueuse, c'est eux qui accèdent dans un au-delà de féliciter, un au-delà d'harmonie, un au-delà de l'équilibre.
Où vont donc les morts ? Voilà où vont les morts. Les morts ne vont pas dormir dans leur tombe à attendre une trompette des derniers jours.
Non ! non ! non ! non ! non ! non ! non ! sitôt qu’on a terminé son existence terrestre, Eh bien on passe à la table de jugement et on accède donc à un au-delà soit de sérénité, de joie d'apaisement ; soit de punition, de représailles du mal qu’on aura fait dans le monde pendant sa vie. Ça veut donc dire que nous les vivants, nous vivons et nous attendons une rétribution en fonction du genre de vie que nous avons vécu ici-bas et après le grand passage qu’on appelle la mort, la vie ne s’arrête pas, sauf qu’on devient des existants.
Le grand paradigme les appelle les existants intelligents sans vie biologique. C’est-à-dire, on ne respire plus, on n’engendre pas mais on continue à exister. On ne se reproduit plus, on ne respire plus, mais on existe sous une forme immatérielle.
La religion traditionnelle africaine indique que, parce que nous croyons à la réincarnation, le créateur nous laisse renaître à la vie après la punition dans l’au-delà. Nous laisse renaître dans la vie pour essayer de combler les manquements des existences précédentes. Il y a un rééchelonnement dans la réincarnation selon le degré du péché.
- Les pêcheurs moyens ont droit à trois réincarnations avant donc de continuer leur existence dans un monde immatériel de sérénité.
- Des gros pêcheurs ont droit à six réincarnations avant donc d’espérer d’accéder à cet au-delà de félicité.
- Les pêcheurs catastrophiques ont droit à douze réincarnations.
Et si la complication est que, les morts accèdent dans un au-delà qui est un espace-temps sans espace ou temps ou le passé, le présent et le futur évoluent au même plan. Donc parce que le temps ne coule pas là-bas, on ne sait jamais quelle est la durée avant de revenir sous forme réincarnée.
Il y a des gens qui peuvent revenir après 400 ans de tourment là-bas, certains après 1000 ans, d’autres après 2000 ans. Le temps là-bas ne coule pas comme au plan physique et matériel.
Le monde physique et matériel est celui où on voit le temps passer. Là-bas le temps ne coule presque pas. Et j’insiste pour dire que c’est un espace-temps sans espace ni temps où le présent, le passé et le futur évoluent au même plan.
C'est pour ça que les initiés, les devins, les thaumaturges, les mages et les prophètes ont la possibilité de vous dire votre passé, de vous dire ce qui vous attend dans l'avenir, parce qu’ils accèdent à cet espace sans espace ni temps grâce à votre âme qui est immortel. Ils peuvent donc lire ce qu'a été votre passé et ce que risque d'être votre avenir.
Les morts ne sont pas morts.
Les morts ne sont par conséquent pas morts. Ils sont même là à gérer le quotidien des vivants. Sans oublier que, reprenant MBONJI EDJENGUELE « entre vivant et mort, il y a des relations d’aide et d’entraide ».
Nous aidons nos morts à se purifier et à croître, à progresser dans leur quête d’accès au monde de félicité. Nous les aidons à travers des cérémonies de commémoration des morts, les funérailles, les sacrifices.
Et eux, ils nous aident également en venant s’impliquer dans la gestion de notre quotidien. Des cas sont très nombreux où des messieurs et dames vous disent : ‘‘j’étais malade, j’ai fait le tour des hôpitaux sans trouver de guérisons et un jour, pendant que je dormais dans mon sommeil, ma tante décédée, mon père décédé, ma mère ou mon grand-père décédé que je n’avais même pas connu, sont venus me soigner, me voici guérie’’.
‘‘J’ai cherché du travail et mon oncle décédé est venu me trouver un travail…’’ ainsi de suite, ainsi de suite.
Ce sont des exemples qui courent les rues et que nous avons au quotidien qui confirment donc qu’entre vivants et morts, il y a les rapports d’aide et d’entraide.
Vision D’Afrique : Est-ce que la réincarnation se fait dans la même lignée généalogique ?
François Bingono Bingono : Pas obligatoirement. La réincarnation ne ramène pas l’âme du réincarné obligatoirement dans sa même société, sa même famille, sa même généalogie. Non ! On peut aller se réincarner quelque part en Asie, quelque part en Occident. Ce n’est pas obligatoirement qu’on revienne dans sa même sociologie, pas du tout. Qu’est ce qui se passe ? C’est que, dans ce monde de tourment où on se trouve, qui est ce qu’on est ? Parce que pendant que nous vivons, nous croyons que nous sommes ici-bas pour la première existence. Peut-être que nous en sommes à une N-ième. C’est en mourant qu’on retrouve donc son historicité.
Merci de votre disponibilité à répondre aux questions de Vision D’Afrique.