Chapitre 20 suite
La patience est une vertu
ENVOÛTÉ
_ plus forte que jamais ?.ça veut dire que tu vas continuer à te.battre pour lui ?
_ non je vais chercher une autre cible. Cette fois-ci je prendrai un homme célibataire.
_ ah ma copine j'ai cru que tu allais arrêter avec ça. Si c'était moi je n'allais même plus sortir de chez moi.
_ tu me connais même ?.tant que je ne suis pas morte je vais opérer..eh oui c'est ça la vie. Ça n'a pas marché avec lui, ça marchera avec quelqu'un d'autre. Je dois juste faire attention à mes choix .
_ hummm ok ohh.
_ Alors madame Zeba comment tu te sens ?
_ je suis heureuse je n'arrive pas à croire que ce jour est arrivé oufff..je serais enfin madame Zeba. J'ai déjà apprêté ma valise pour le voyage ohh.
_ confiance ma copine tu vas me saturer de photos aiiii la mbenguiste.
_ hihihihihihi.
_ ta belle mère est de quel côté ?
_ je ne sais pas hein. Attends que je demande à Thomas.
J'appelle Thomas qui arrive.
_ oui chérie.
_ on attend toujours ?
_ oui nous avons un peu d'avance mais ça sera fini d'ici 10 minutes tu es déjà fatiguée ?
_ non mais ta mère a encore disparu elle a dit qu'elle était derrière nous je ne la vois nul part.
_ je l'ai laissé à la maison elle devait se changer. Je suis en train d'appeler Mathéo
_ attend elle est à la maison avec qui ?
_ je ne sais pas.
_ elle a les clés ?
_ oui je lui ai laissé les clés.
_ Quoi ? C'est pas possible Thomas mais comment tu lui a laissé les clés de notre maison et notre chambre n'est pas fermée.
_ où est le problème elle devait juste se changer. Ne t'inquiètes pas elle arrive.
Je touche mon cœur qui bat très fort subitement j'ai un mauvais pressentiment. Je ne devrais pas avoir peur car mes produits sont bien gardés dans le sac de voyage. Oui c'est bon oufff je me détends.
A la maison maman Zeba et son fils ont retourné la maison sans rien trouver. Ils sont désespérés.
_ maman voilà qu'on a rien trouvé alors que tu étais convaincu que ça se trouvait dans les coins de la maison nous avons tout fouillé jusqu'aux toilettes. Thomas va se marier pfff.
_ tout n'est pas perdu mon fils. Réfléchissons encore, il y a sûrement un endroit où nous n'avons pas fouillé.
_ maman on a tout fouillé. Mieux on va assister au mariage avec le cœur lourd.
_ jamais je ne peux pas, je n'ai pas attendu ce jour pour perdre. Ah mon Dieu aide moi je suis bloquée.
_ voilà Thomas qui m'appelle.
_ ne lui dit pas que nous sommes ensemble.
Mathéo rassure son frère qu'il va arriver d'un moment à l'autre. Thomas lui demande de passer à l'agence de voyage récupérer ses billets d'avion achetés en ligne. Il raccroche après.
_ maman on doit partir Thomas t'attends ça va déjà commencer.
_ j'ai suivi les billets de voyage il va où ?
_ ton cher fils va en France en lune de miel.
_ waouh en France c'est bien ça.. Sonia doit être contente. Ils vont quand ?
_ Demain soir je vais aller chercher les billets en espérant qu'ils vont me les remettre. Qu'est ce qu'on fait encore ici maman on doit partir.
_ comment est ce qu'on va s'opposer à ce mariage s'il y a pas de preuves. Mince je suis choquée là.
_ de toutes les façons même après être marié on peut toujours divorcer. Si tu as les clés tu ferme la porte. Allez maman, vient.
Maman Zeba prend son sac avec peine. Elle est triste et désemparée. Elle va prendre les clés et ils sortent. Elle a dû mal à penser que son fils va vraiment épouser cette fille. Elle tourne la clé dans la serrure et s'arrête brusquement.
_ qu'est ce qu'il ya maman ça ne se ferme pas ?
_ tu as dis qu'ils voyagent demain matin ça veut dire qu'elle déjà fait ses valises et nous n'avons pas fouillé les valises il y'en a pourtant une au sol.
_ Elle ne peut pas voyager sans ses produits, ô maman tu es magnifique tu sais que je t'adore.
Ils rentrent dans la chambre, Mathéo porte la valise et le dépose sur le lit. Il vide tout son contenu et ouvre les poches qui s'y trouvent. La poche au fond de la valise contient un petit sac de toilette qu'il sort et le jette au sol.
_ c'est ça mon fils c'est ça je te l'avais dis
_ je n'ai pas envie de toucher ça avec mes mains.
_ prend un mouchoir
Mathéo ouvre la trousse et verse son contenu au sol. Maman Zeba allume sa caméra pour prendre une vidéo.. Dans le sac se trouvent deux flacons de produits, un sachet de poudre. Deux serviettes hygiéniques recouvert de sang frais attaché à la photo de Thomas et une écorce.
_ seigneur Jésus. Merci de m'avoir guidé..voilà ce que cette fille utilise sur mon fils..oh mon Dieu quelle cruauté.
_ je vais la tuer maman.. Regarde la photo de Thomas avec ses serviettes, eh Dieu ça c'est quoi ? Les écorces partout. Tu sais quoi, allons avec ça.. Dépêchons nous, nous n'avons plus le temps.
A l'aide d'un objet Mathéo a remis tous les objets en place et a fermé la trousse.
_ je vais appeler la police on va l'arrêter elle va me sentir allons-y et si l'acte est déjà signé je déchire les bêtises.
Maman Zeba a prévenu son ami policier. Elle a pris une moto avec son fils pour la Maire. Le couple est déjà à l'intérieur. Thomas n'a pas pu avoir un peu de temps pour attendre sa mère du coup le Maire a commencé la cérémonie. tout se passe bien pour le moment. A la question de savoir qui s'oppose à cette union, la salle reste calme quand subitement une voix qui dit ‹‹ moi ›› se fait entendre à la porte obligeant tout le monde à se retourner. Thomas est surpris de voir sa mère.
Je suis encore plus surprise que lui et inquiète en même temps. Les chuchotements se font entendre dans la salle et tant dis qu'elle avance avec Mathéo je remarque ma trousse entre ses mains. Mon Dieu je suis finie. j'ai envie de disparaître dans la terre mon cœur bat 100 à l'heure. Il n'y a même pas moyen de m'évanouir, comment on fait pour perdre connaissance ? Elle avance vers nous..
Thomas n'est pas content. Le Maire est aussi curieux de savoir qui est cette femme et pourquoi elle s'oppose à cette union.
_ maman qu'est ce qu'il y a, dit Thomas en colère.
Sans lui répondre, elle avance vers moi et me donne deux bonnes claques. J'ai vu les étoiles. Mes parents interviennent. Je ne peux rien dire, ma vie est foutue. Je vois déjà les gens retirer leur téléphone pour prendre des vidéos.
_ on va se calmer madame. Dit le Maire
_ maman je ne te permet pas de lever la main sur ma femme.
_ si ta femme a le courage qu'elle avoue tout ce qu'elle a fait ici même devant sa famille sinon je vais lui arracher les yeux.
Mon père, déjà en colère s'exclame.
_ Gertrude je pense que je te respecte beaucoup et tu ne me retourne pas ce respect. De quel droit oses-tu agresser ma fille devant moi.
_ le même droit qu'elle a eu lorsqu'elle est allée l'envouter.
Tous les monde dans la salle ouvres les yeux et chacun se précipite pour ne rien rater de cette confrontation. Ma mère est dépassée. Elle met les mains sur la tête et dit:
_ je savais que tu ne voulais pas que ton fils épouse ma fille..mais delà à inventer des bêtises pareil je te dis non Gertrude je refuse ça.
Maman Zeba prend le sac entre les mains de son fils et vide son contenu au sol sous mes pieds.
_ voilà ce que j'ai trouvé dans son sac. Vous êtes ses parents, dites moi si ce n'est pas la sorcellerie c'est quoi ?
Thomas ouvre les yeux, il regarde bien les produits au sol surtout sa photo. Je vois mes cousines se bousculer pour venir prendre des photos et vidéos.
Le Maire lui-même est dépassé il ne sait quoi dire. Je ne sens plus mes pieds je crois que je vais mourir aujourd'hui oh seigneur prend moi, frappe moi par la foudre je refuse de lire la désolation sur le visage de mes parents et Thomas qui semble perdu on dirait qu'il ne comprends pas ce qui se passe'.il a perdu la voix. Ma mère me regarde dans l'attente d'un mot contradictoire, elle attend que je me défende, mais je ne peux pas.
_ Sonia c'est quoi ? Dis nous qu'elle ment. Dit ma mère
_ maman ....
C'est tout ce que je peux dire.. les mots ne sortent pas. Je reçois une nouvelle gifle de la part de ma belle mère' j'ai failli m'écrouler elle me demande de dire la vérité sinon elle va me rouer de coups.
_ avoue à tes parents que tu as pratiqué sur mon fils tu l'as ensorcelé avoue le petite vipère tu vas aller en prison.
_ non non pas ça pas la prison pardon
_ j'ai porté ce noir pour toi je vais t'enterrer aujourd'hui parle vite.
Je tremble comme une feuille, j'ai les mains moites, la sueur dégouline sur moi comme si j'étais sous la douche. Je regarde mon père qui s'impatiente il attend que je dément ainsi que ma mère. Ma sœur a baissé la tête elle a honte à ma place, je vois un policier qui arrive sûrement c'est pour moi. Je n'ai plus le choix je dois tout avouer. Avec les larmes aux yeux je dis :
_ oui c'est vrai je l'ai envoûté.
Mon père s'est écrasé au sol. Tout le monde se précipite vers lui ma mère hurle je ne sais si c'est pour son mari ou pour moi..je n'ai même pas le temps de vérifier s'il va bien que ma belle mère déchire mes vêtements et me traîne au sol jusqu'à la porte. Je me fais huer par ma famille,.les amis, les collègues. Je ne sais même pas où se trouve Thomas c'est comme s'il avait disparu. Je n'ai que mes yeux pour pleurer. La honte que je reçois est indescriptible..j'ai si honte que je ferme les yeux. Maman Zeba m'oblige à la regarder elle me dit.
_ regarde moi bien je serais ton pire cauchemar. Tu croyais que tu me contrôlais mais moi je courais dans ta tête. Tu vas mordre la poussière.
Elle demande au policier de m'emmener. Pendant que je crie et la supplie, je vois ma sœur et quelques hommes transporter mon père dans sa voiture, ma mère qui est partagée entre moi qu'on fait monter dans la voiture de la police et son mari qu'on fait entrer dans la voiture de ma sœur. Elle se couche et se roule au sol. Ma sœur vient la soulever et la fait monter dans sa voiture pour l'hôpital.
Moi je vais au commissariat avec mes produits sur moi. Le regard des autres est difficile à soutenir. J'ai pu apercevoir Thomas avec son frère, leur mère les a rejoint et ils sont aussi partis au sens opposé au mien. Abi elle aussi est partie depuis avant même qu'on me mette dehors. Je suis seule abandonnée à moi même.. mon père est dans un sale état, mon Dieu aide le. Cette femme m'a vraiment eu je n'ai rien vu venir. Bravo à elle..je ne pourrai plus avoir une humiliation pareille de toute ma vie. Ça c'est clair. Si je savais... Vient toujours très tard.