WhatsApp, ça chauffe avec les « nudes » depuis hier.
Comme moi, de nombreux internautes camerounais ont reçu, dans la soirée du 22 juillet, de nombreuses vidéos érotiques avec quelques visages bien connus des réseaux sociaux. Tenez-vous tranquilles, cette fois-ci, je n'essaierai point de jouer les moralisateurs, nooooh... L'affaire là me dépasse ! D'ailleurs, ce sont mes sœurs , mon frère ?
Tout ça aurait commencé avec une influensuceuse oups influenceuse qui subit depuis quelques jours un lynchage sur la toile. Elle est accusée de pratiquer le plus vieux métier du monde et, d'après des sources comme LE TGV de l'info, se trouveraient parmi ses fidèles clients quelques hautes personnalités de notre pays. D'ailleurs, un avis de recherche sur cette dernière circule sur la toile ; elle serait convoquée pour répondre de ses actes... Mais bon, ce n'est pas ça qui nous intéresse, de toute façon.
Nous vivons donc dans un pays où, quand tu ouvres ton application WhatsApp chaque soir, tu tombes sur un nouveau dossier. Donc, depuis hier soir, circulent sur la plateforme de messagerie une dizaine de vidéos pour adultes. Les « nudes » ! Pas de n'importe qui, puisque l'on peut reconnaître le visage d'une certaine Cynthia Fianga, qui n'est pas à son premier essai, et d'autres de ses « sisters » d'une autre mère. Au-delà de tout ce qui peut se dire sur cette calamité, qui n'est ni la première et qui ne sera pas la dernière, puisque nos autorités agissent souvent en traîne-patins sur ce genre de cas, je dois malheureusement reconnaître l'efficacité de cette nouvelle forme de marketing sexuel, car, moi, étant bien plongé dans une continence psychologique et morale, j'ai échoué à ne pas bander dessus. J'ai vu des « kpetous » bien épilés, des entre-cuisses propres et des filles avec des aptitudes de Mia Khalifa.
Nos jeunes filles ont donc décidé de franchir le cap en ce qui concerne la vente de ce condiment exceptionnel qu'est le piment. On est passé d'un style vestimentaire obscène à des vidéos quasi strip-tease sur Internet, et aujourd'hui, plus question de cacher la marchandise avec un emballage. On balance tout, et forcément, des « sugar daddies » comme mon meilleur ami Herman Ngameni n'hésiteront pas à commander pour la « minguilli » somme de cinq millions de FCFA la nuit.
Christian Deutou : « Ça chauffe sur WhatsApp. »
Article publié sur www.wutsi.com/@/leswandaseries
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