Au cœur de la jungle : une autre façon de voir la faune africaine et les enjeux de sa protection.
La salle de cinéma de l’Institut français du Cameroun, de Yaoundé, a accueilli le 18 avril la projection du film "Au cœur de la jungle." Narré par l’actrice française Laetitia Casta et réalisé par Hugo Hebbe, ce documentaire, tourné entre le Cameroun, le Gabon et le Congo, m’a fait vivre une expérience immersive et émouvante, à la découverte de la faune africaine et des enjeux de sa protection.
Un billet de Marie Laure NGA OWONA
Une heure avant le début de la projection, la salle était déjà bien remplie. Les spectateurs sont arrivés en nombre, chacun cherchant la meilleure place pour profiter pleinement du film. L’ambiance était animée, marquée par une réelle attente.
Pour ma part, j’étais très contente d’être là. C’était ma première expérience devant un film documentaire en salle. Passionnée de nature depuis toujours, j’étais particulièrement curieuse de découvrir ce film. Peu à peu, des personnalités ont fait leur entrée : des agents des Eaux et Forêts, des représentants du ministère de la Culture ainsi que la délégation française du film. Leur présence témoignait de l’importance de l’événement.
Dès les premières images, j’ai été plongée « au cœur de la jungle ».
Lorsque la projection a débuté, le silence s’est installé dans la salle. Les lumières se sont éteintes, et toute l’attention s’est tournée vers l’écran.
Dès les premières images, j’ai été plongée au cœur de la jungle. Les sons des animaux résonnaient intensément, rendant l’expérience presque réelle. Par moments, j’ai même ressenti une certaine frayeur, tant les scènes étaient authentiques.
Le film s’ouvre sur les gorilles. J’ai appris qu’ils vivent en groupe, dirigés par un mâle dominant chargé de protéger les siens. Ils se nourrissent principalement de plantes et de fruits et évoluent ensemble dans la forêt.
Le documentaire met également en lumière les hommes et les femmes qui œuvrent pour leur protection, malgré les conditions difficiles du terrain. Cette partie m’a profondément marquée, mêlant tristesse et respect.
Au Cameroun, le Fonds mondial pour la nature (WWF), producteur de ce film, collabore avec le MINFOF pour renforcer les capacités des écogardes, notamment dans les parcs nationaux de Boumba Bek et Nki. Ces agents, véritables défenseurs de première ligne de la biodiversité, suivent des formations axées sur la lutte contre le braconnage, le respect des droits des communautés locales et l'application du code de conduite national.
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Le film aborde ensuite les éléphants. J’ai découvert qu’ils vivent eux aussi en groupe, mais sous l’autorité d’une femelle, la matriarche, qui guide et protège le troupeau.
J’ai également compris le rôle essentiel des éléphants dans l’équilibre de la nature. En se déplaçant, ils contribuent à rendre la terre plus fertile, favorisant ainsi la croissance des plantes. Pourtant, ces animaux restent gravement menacés par le braconnage et la destruction de leur habitat.
Le documentaire évoque enfin d’autres espèces en danger, comme le crocodile, chassé pour sa peau, ou encore le pangolin, recherché pour ses écailles.
À la fin de la projection, j’ai quitté la salle avec beaucoup d’émotions. J’étais à la fois touchée, parfois triste, mais surtout consciente de l’importance de ce que je venais de voir. Cette expérience m’a fait comprendre que la protection de la nature est une responsabilité que chacun doit prendre au sérieux.