Mont Cameroun entre mythes et réalités : carnet de voyage romancé
Majestueux, grandiose et symbolique, le Mont Cameroun mérite tous les honneurs dus au grand patrimoine culturel et touristique qu’il représente. Pour le magnifier, Evelyne Ngono à Ribama a mis en avant sa plume de journaliste et d’auteure. Elle fait l’éloge du « char des dieux » dans son ouvrage Mont Cameroun entre mythes et réalités paru aux Éditions Luppepo en 2021.
La première de couverture, du bas vers le haut, se présente en trois tableaux. En dessous, le bleu azur ; au milieu, la forêt ; et au-dessus, un sommet montagneux auréolé de nuages. Tous ces éléments traduisent le calme, l’espoir et la puissance. Des mots qui décrivent à merveille le « Mont Cameroun », titre de l’ouvrage écrit en jaune. Lequel titre est superposé sur l’image d’une dame en tenue d’athlétisme. Pour connaître l’identité de cette dame, il suffit de parcourir ce livre de 135 pages au total. Sarah LIENGU ETONGE, sept fois championne de l’ascension du Mont Cameroun. La quatrième de couverture, quant à elle, annonce les couleurs d’un livre bilingue. Le résumé et la biographie sont faits en français et en anglais.
Mont Cameroun entre mythes et réalités en français et Mount Cameroon between Myths and Realities en anglais. Ce livre de la journaliste Evelyne NGO à RIBAMA, est un carnet de voyage qui présente de manière succincte et romancée le Mont Cameroun. La majestueuse montagne qui culmine à 4070 mètres d’altitude est située à Buea, dans la région du Sud-Ouest, département du Fako.
Six chapitres pour découvrir le Mont Cameroun entre mythes et réalités
L’auteure, journaliste en service à la CRTV – Cameroon Radio Télévision – présente son ouvrage en six chapitres. Le chapitre premier, une présentation géographique, plante le Mont Cameroun ou Mont Fako dans le département éponyme du Fako, région du Sud-Ouest. La montagne, toujours en activité sismique, totalise à ce jour 16 éruptions volcaniques entre 1650 et 2000. Le chapitre deuxième, l’aperçu historique, révèle que le mont Cameroun fut baptisé « char des dieux » par le navigateur carthaginois Hannon, témoin d’une éruption spectaculaire. L’appellation Fako désigne la savane en langue Bakweri, langue locale. Laquelle savane est visible au fur et à mesure que l’on s’approche du sommet.
Le chapitre d’après, Evelyne évoque le mythe éternel d’Ephasa-Moto, dieu protecteur du Mont dans la croyance locale. Véritable gardien de la pureté du sommet. Un athlète européen, participant à la Course de l’Espoir en 2002, peut témoigner de l’existence véritable de ce gardien mi-dieu mi-homme. Ceci à travers les sévices corporels qu’il a subit dus à de mauvaises intentions.
On ne saurait parler du Mont Cameroun sans évoquer la ville de Buea.
On ne saurait parler du Mont Cameroun sans évoquer la ville de Buea. Le chapitre suivant est une carte postale du chef-lieu de la région du Sud-Ouest. Evelyne dresse un tableau descriptif des différentes attractions touristiques du coin. Et surtout, rend un grand hommage à His Royal Highness Samuel Moka Lifafa Endeley, Paramount Ruler of Buea, l’un des derniers chefs supérieurs Bakweri, peuple autochtone.
Le Mont Cameroun est particulièrement connu pour son ascension ayant lieu tous les ans au mois de février. Cette compétition internationale a été rebaptisée « Course de l’Espoir » en 1996, par le colonel Kalkaba Malboum, Président du Comité National Olympique et Sportif. Nous révèle Evelyne Ngono Ribama dans le chapitre « À l’assaut du char des dieux ». Cette compétition accueille tous les ans les athlètes de diverses nationalités. Le palmarès est détenu par Timothy Lekunze, double champion en 1986 et 1987, Essoka Reginal en 1988 et Sarah LIENGU ETONGUE, sept fois championne, couronnée Reine du Mont Cameroun en 2005.
Evelyne, dans sa plume, se mue en guide touristique. Elle offrie une balade complète sur l’ascension des quatre refuges du « Mont Cameroun ». Le parcours est ardu, mais c’est un véritable exercice de dépassement de soi. La beauté époustouflante au sommet est une véritable récompense de tous les efforts.
La plume d’Evelyne Ngono à Ribama est digeste et simpliste
La plume d’Evelyne Ngono Ribama est digeste et simpliste. Son texte se lit d’une traite bien qu’il y ait quelques contresens qui invitent à se poser des questions. Le texte est assez hiérarchisé et permet au lecteur de ne pas se perdre dans sa lecture. Une lecture agrémentée par des images descriptives et d’illustration. Une belle idée. Heureusement, l’auteure et journaliste a pensé à attribuer le crédit de chaque image, gage du respect de la propriété intellectuelle.
Mont Cameroun entre mythes et réalités, un outil de promotion touristique. Cela a valu à la journaliste le prix de meilleur reportage de tourisme au CNN Multichoice African Journalist Awards en 2008. Une preuve suffissante de lire et relire ce livre.
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