Assassinat de Martinez Zogo : un mauvais signal pour les investisseurs, selon le Groupement inter-patronal du Cameroun

By Investir au Cameroun
2 Minutes

(Investir au Cameroun) - Selon le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), la plus importante organisation patronale du pays, l’assassinat de l’animateur radio, connu sous le nom de Martinez Zogo, est le type d’évènement susceptible de décourager les investissements dans le pays. « Le président du Gicam saisit l’occasion de cette monstrueuse tragédie, pour rappeler que dans tous les pays, le premier moteur de l’investissement est la confiance qu’induit une sécurité minimale assurée aux personnes et à leurs biens par les pouvoirs publics… », peut-on lire dans un communiqué rendu public le 23 janvier 2023.

Et le président du Gicam, Célestin Tawamba (photo), d’enchaîner : « (…) la peur que génère les insécurités de toutes natures, est un frein à l’investissement aussi bien endogène qu’étranger (…) le Gicam fait confiance aux pouvoirs publics dans leur détermination affirmée à assurer à tous et à chacun la sécurité, et de manière circonstanciée, à retrouver et à punir les auteurs du crime odieux commis sur la personne du journaliste Zogo ».

Pour rappel, Martinez Zogo a été enlevé dans la soirée du 17 janvier 2023 devant la brigade de gendarmerie de Nkol-Nkondi, dans la banlieue de Yaoundé, par des inconnus. Sa dépouille a été découverte cinq jours plus tard par les riverains à Ebogo III, une autre banlieue de la capitale camerounaise. Elle a été déposée à la morgue de l’Hôpital central de Yaoundé. L’autopsie réalisée dans la foulée a révélé que le corps a subi de nombreux sévices, dont des mutilations.

Animateur radio devenu célèbre grâce à son émission « embouteillages », lancée depuis 2007 sur une radio urbaine de Yaoundé, Martinez Zogo, dans un style qui lui était propre, dénonçait sans cesse les dérives de la gouvernance et la corruption au Cameroun.

BRM