Pourquoi l’Afrique sera-t-elle obligée de développer son football ?

Adaptation oblige

By TIFOS
2 Minutes

Ce n’est un secret pour personne. Le football africain est le moins développé du monde. Même si certains tendent à se démarquer, le septentrion notamment, la majorité des ligues du Continent Noir peinent à exister. Les raisons diffèrent comme les prétextes sans pour autant justifier un tel retard. Si le football est surnommé le « jeu le plus simple », c’est que le problème est plus profond qu’il ne paraît. Mieux enraciné sur une herbe qui sera bien obligée de grandir à un moment donné.

  Image par Gerhard Schambil de Pixabay
  Image par Gerhard Schambil de Pixabay

Les frontières se ferment

L’immigration clandestine continue de tuer. Les grandes nations sont COVIDÉES. Les frontières se ferment, les aéroports sont vidés. Les déplacements se font rares, le Corona confinant. Renvoyant chacun de nos binationaux dans leurs grandes maisons pour éviter la propagation du virus.

Ils ne peuvent plus voyager à leur guise, rejoindre leurs nations : les clubs s’y opposent de plus en plus. Denis Bouanga a loué un jet privé pour jouer avec le Gabon, pour combien de temps encore ? Le compte à rebours à commencer.

  Image par senol sengül de Pixabay
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Les nationalismes montent

Bien avant cette période pandémique, on constatait déjà une montée en puissance du racisme dans les stades comme dans les instances du sport roi. Plus déterminés, les footballeurs africains, élevés par la difficulté, sont sans pitié pour la concurrence. Au grand dam de plus d'uns, ils prennent toutes les places.

Mêmes les clubs tels que la Lazio ou l’Athletic Bilbao, réputés pour leur chauvinisme, sont obligés d’en avoir dans leurs effectifs. C’est dire à quel point le football occidental se noircit : pousse ses fils dans leurs derniers retranchements. Le genoux au sol, la violence semble inévitable pour regagner du terrain.

  Image par Djordje Nikolic de Pixabay
  Image par Djordje Nikolic de Pixabay

L’argent finit

La crise sanitaire actuelle et les dépenses superficielles qu’elle engendre co-vident les caisses du football européen. Il sera de moins en moins possible de faire venir des joueurs d’Afrique. Les solutions seront trouvées sur place.

L’Europe comme son collègue, sera forcé de jouer facile pour ne pas tuer sa passion. Les championnats africains, habitués à former pour vendre, seront contraints de changer de stratégie. Maintenant il faudra penser une économie qui n’engraisse pas, mais entretient le footballeur africain. Le rêve du Vieux Continent s’estompe…

  Image par Juanita Mulder de Pixabay
  Image par Juanita Mulder de Pixabay

Les sélections…

La réalité nous rattrape. Avant on rêvait de partir, désormais on est forcé de rester. De recruter sur place pour former les sélections. Les joueurs évoluant en Europe sont de moins en moins disponibles. Puisque ce ne sont pas leurs Fédérations qui les nourrissent, elles n’ont aucun pouvoir sur eux. Astreintes elles sont de faire avec ceux qu’elles ont sous la main...

« La main qui donne, la main qui dirige », proverbe bantou : situation résumée. Aussi, à moins de sombrer dans le ridicule lors des compétitions internationales, un football africain véritablement professionnel s’impose.

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