Le chef traditionnel Ndowè du département de l'océan (Cameroun).

Par Medy Georges
2 Minutes

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Depuis la mort de Madola ma Dimalè, vers 1915, et l'épreuve de la déportation qu'ont connus les Ndowè de la zone de Kribi, il est possible de lire le traumatisme parsemé de malédiction que vit encore leurs descendants aujourd'hui.L'impact de ces maux est tellement fort qu'il se manifeste par une déstructuration sociale et culturelle à nul autre pareil.La chefferie traditionnelle qui est le symbole de notre identité est devenue objet de raillerie et de mépris. Le chef étant le premier corrompu, le politique et partial, l'incarnation de l'injustice, le religieux adorateur des cultes importés, incapable de défendre les valeurs ancestrales; des chefs traditionnels dont les agissements trahissent le manque d'initiation à cette spiritualité ancestrale sans demi mesure. 
Autre fois le chef de village était une autorité pas parce qu'il a reçu des attribus de l'administration mais parce que son charisme, son impartialité dans la gestion des affaires courantes, sa connaissance poussée des affaires mystico spirituelles et la mise en application de celles-ci imposait le respect de tous même des premiers occidentaux ayant foulé leurs pieds sur nos côtes.
La chefferie traditionnelle Ndowè aujourd'hui n'est que l'ombre d'elle même. Le quotidien est résumé entre les guéguerres entre chefs pour des problèmes parfois enfantins, les coups bas pour des gains infimes et éphémères et enfin le manque d'actions conjoints pour l'amélioration des conditions de vie de leurs communautés. 
Combien peuvent se lever aujourd'hui et dire qu'ils sont fières de leur chef de village ? Combien peuvent fièrement braver le nom d'un chef Ndowè et dire que celui là lutte pour l'intérêt sa communauté ? Pas beaucoup en tout cas. 
Est-ce qu'ils vont changer...? Rien ne donne cet espoir de nos jours, bien au contraire. Il est donc important qu'une certaine cohésion commence à naître au sein de la communauté, que ceux qui ont encore de l'énergie puissent la consacrer à des actions de rééducation de notre jeunesse sans repères. 
Les jeunes ont besoin d'emplois, les communautés ont besoin de plus d'actions de défense de leurs patrimoines matériels et immatériels mais les chefs traditionnels ont montré qu'il n'est pas de leur priorité de gérer ce genre d'affaires. Mais surtout n'oubliez pas de leur envoyer une invitation quand vous organiserez des buffets à toute occasion : L'action sera prompte. 

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